la source de la loire                       

              

Sur fond de ciel gris-bleu, un dyke s’élève à 1551 mètres d’altitude. Lave de volcan stoppée dans son élan pour rejoindre les nuages et figée à jamais, hormis l’érosion du temps qui l’arrondit peu à peu.                                                             

  La source en hiver. vue du sommet gerbier 1 vue du sommet gerbier 2

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C’est pourtant ici au Mont Gerbier de Jonc, en Ardèche Vivarais que la Loire prend sa source à 1408 mètres d’altitude, elle commence son périple de 1012 kilomètres. C’est le fleuve le plus long de France. Au départ un simple filet d’eau surgit du ventre de la terre qui entame sa course effrénée vers l’océan.          

En réalité, la source est contestée, certains affirment même qu’il y en a deux.

Quoi qu’il en soit, le touriste prend plaisir à faire l’escalade du piton rocheux qui surplombe. Après l’effort, au sommet par temps clair il aperçoit les Alpes.

Le premier confluent : l’Agueneire tiré du patois local qui veut dire « l’eau noire » rejoint la Loire au clos de Lizeret. Une ferme typique se situe à proximité, construite en morceaux de lave noirs ou rougeâtres elle est recouverte de « lauzes » pierres plates bleues qui une fois posées assurent à la toiture une durée de vie de cent ans. A l’étage, une grange où le fourrage des bêtes est entreposé pour l’hiver, on y grimpe par la « montade » rampe qui permet l’accès aux charrettes. Sous le toit le « charnier » où la viande du cochon est posée sur le lard mise à sécher par le froid de ces contrées glaciales. Dans ce massif volcanique, que constituent le Gerbier (Ardèche), et le Mézenc (Haute Loire), le climat est extrêmement rude, la population est très clairsemée mais tend à se stabiliser voir à croître avec le développement du tourisme. Le petit village des Estables en Haute-Loire (le village habité le plus haut d’Europe) a accueilli sa treizième course internationale de chiens de traîneaux pour l’an 2000. Sur une moelleuse couche de neige, face au mont Alambre le public à découvert un bel éventail de chiens de race : Husky Sibérien, Malamute, Alaska, Braque etc. en tout 77 attelages et près de 500 chiens. Les concurrents étaient répartis en plusieurs catégories. Les pulkas (skieurs de fond tiré par un chien), et des attelages de 8, 6 et 4 chiens. Ils effectuaient respectivement 11,16,12, et 8 kms. Sur le circuit, qui comportait de nombreuses difficultés, les attelages à huit chiens dépassaient les 30 km/h. Les mushers (conducteurs d'attelage) se sont défoulés sur les flancs du mont Tourte.         

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Autre activité hivernale des Estables, « les raquettes ». De la petite localité de Chaudeyrolles, jusqu’à la croix de Peccata, ces marcheurs d’un nouveau genre sont de plus en plus nombreux. Pour ne pas être éblouis par le soleil ils portent des lunettes noires qu’ils retirent de temps à autre pour admirer le site.    

                       

Dômes de lave en pain de sucre et petits cônes de scories, les paysages sont variés. La phonolite qui compose le dôme du Mézenc (1764 mètres d’altitude) est une roche claire enrichie au silice. Sur ses pentes, croissent en été : l’aconit napel appelée également « casque de Jupiter », reconnaissable à ses fleurs violettes qui est particulièrement toxique, l’arnica des montagnes qui peut soulager les douleurs, la gentiane jaune, le lamier blanc qui ressemble étrangement à l’ortie.

Une autre activité plus traditionnelle se développe dans le secteur : il s’agit de l’élevage de viande bovine « le Fin gras ». Une spécialité locale d’engraissement du « bœuf de Pâques » qui remonte à 1760, date des premières foires organisées connues. La technique est simple, elle utilise les vertus du foin et de la Cistre « l’herbe à viande » plante aromatique au goût délicat qui a une incidence directe sur la saveur d’une viande persillée où la graisse s’infiltre doucement entre les fibres des muscles.

La Loire coule vers le sud, marque une hésitation, elle aurait pu choisir la vallée du Rhône du haut de ses montagnes, vallée qui se situe, quelques dizaines de kilomètres plus bas.

La ligne « de partage des eaux » n’est pas très loin à Lanarce. Au sud est de cette zone tous les petits affluents du haut bassin versant prennent la direction de la Méditerranée.

E.D.F. dès 1949 a su exploiter cette situation tout à fait particulière, il s’agissait de capter les fortes pluies d’automne, ainsi que l’eau de la fonte des neiges au printemps. C’est ainsi qu’est né l’ensemble hydroélectrique de Montpezat.

Le détournement de l’eau de la Loire.

Il est possible à E.D.F de détourner vers la vallée du Rhône chaque année environ 220 des 255 millions de mètres cubes d’eau de ruissellement du haut bassin de la Loire, très arrosé sur une superficie de 200 kms² seulement pour comprendre que, l’exploitation de Montpezat n'a changé que très légèrement le débit naturel de la Loire.

La rivière l’Ardèche en est la deuxième bénéficiaire grâce a une convention signée avec ce même département en 1987, l'eau de la Loire détournée permet de conserver un débit moyen plus important en été ce qui est très apprécié des estivants. Ardèche claire se voit garantir un débit de 3.5m3/sec.

La Loire n’en continue pas moins sa course et peut se montrer encore très dangereuse. (crue 1980 Brives-charensac 8 morts).

La Loire coule sur un plateau élevé parsemé de monts  arrondis, restes d’anciens volcans appelés « sucs ». Sainte-Eulalie est le premier village riverain. A Rieutord où le ruisseau se tord (comme son nom l'indique) elle prend la direction du Nord bientôt elle va entrer dans les gorges sauvages de Haute-Loire

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