SERRE DE LA FARRE    

                          

Photo parue dans le journal l'éveil du Velay 1988, village de Colempce, site de la future retenue. A t'on eu raison ou tort d'abandonner ce barrage ?

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Déjà CINQ crues Cévenoles,  depuis cette date au Puy en Velay.

 Au printemps 1996, une crue de 1100 m3.

 Le samedi 20 octobre 2001 où après de violents orages sur le plateau Ardéchois et le Mézenc on enregistre une nouvelle crue décennale, la Loire est tout de même montée à 6 m 04 en dix heures pour un seuil d'alerte fixé à 3,20 mètres. Les autorités ont décidé l'évacuation de 193 personnes et déclenché le P.S.S.I.L.(plan secours spécialisé inondations Loire. 

3 et 4 Décembre 2003, nouvelle crue trentenale sur la Loire, + une crue centennale sur la rivière la Borne.

Certes il est vrai, que quelques kilomètres de gorges auraient disparu sous les eaux. Mais que se passera t'il en cas de d'inondations comme l'Oder, ou comme celles de l'été 2002 en Allemagne???  on peut légitimement se poser la question.

Histoire du barrage de Serre de la Farre et de son abandon.

La Gazeille est l’un de ces des petits affluents qui draine vers la Loire les eaux du haut bassin et élargissent son lit (quinze mètres environ). C’est à cet endroit non loin de Colempce, petit hameau de 15 maisons et 22 habitants sur la commune de Chadron que L’E.P.A.L.A. (Établissement public pour l’aménagement de la Loire et de ses affluents) avec à sa tête Jean Royer maire de Tours décida en 1986 la construction d’un barrage « Serre de la Farre » dans le cadre du plan général d’aménagement de la Loire. La riposte fut immédiate, aussitôt quatorze associations et onze particuliers décident d’opter pour la guérilla foncière qui a déjà fait ses preuves et achètent des petits lopins de terre tous situés sur la future zone à être inondée, ils attendent l’expropriation. Un peu plus tard, la fondation « Loire vivante », s’est mobilisée pour que la Loire ne soit pas bétonnée à l’image du Rhin. Au Puy en Velay se crée en 1988, SOS Loire vivante, qui demande un moratoire de 3 années.

Le débat est intense, même au delà des frontières de l’hexagone, puisque le prince Philip D’Édimbourg, président du puissant « fond mondial pour la nature WWF », lors d’une visite en France au bec d’allier (confluence Allier, Loire) a clos son discours en s’exclamant « vive la Loire sauvage ! ».  

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Un an plus tard, la décision de construire le barrage est prise, lors de la signature de la déclaration d’utilité publique, SOS Loire vivante décide d’occuper le site de Serre de la Farre, elle n’en bougera plus jusqu’au 31 juillet 1991, date à laquelle le premier ministre de l’époque Mme Edith Cresson annonce officiellement  l’abandon du projet de construction  de barrage, la déclaration d’utilité publique est également annulée.

Le 4 janvier 1994, le ministre de l’environnement Michel Barnier confirme la suppression du barrage. Serre de la Farre avait été prévu par ses instigateurs pour deux fonctions essentielles : le soutien des débits (étiage) et la prévention des risques de crue catastrophique en haute et moyenne Loire. Espérons que l’avenir proche ne leur donne raison. 

Ce même jour, 4 janvier 1994 a été décidée par le ministre Michel Barnier la construction de deux barrages : Naussac 2 sur l’Allier et Chambonchard sur le Cher. En ce début de troisième millénaire seul le premier (qui n’est pas un barrage, mais un seuil pour le remplissage de Naussac 1) est construit, Chambonchard est abandonné. En ce qui concerne le Veurdre l’étude a bien été conduite mais la décision est renvoyée à plus tard.

Le 23 juillet 1999, lors d’un comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (C.I.A.D.T.) le gouvernement à lancé un nouveau « programme interrégional Loire grandeur nature » qui couvre la période 2000-2006. Trois priorités ont été définies : 1. La sécurité des populations face aux risques d’inondations.  2. l’Amélioration de la gestion des ressources en eau et des espaces naturels dans les vallées. 3. La mise en valeur du patrimoine naturel, culturel, et paysager de ces mêmes vallées.        

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