SAINT-MARTIN

                                                                   

Militaire dans une légion Romaine, il abandonne cet état pour fonder le premier monastère établi en Gaule l’abbaye de Ligugé, il faut préciser que très jeune il avait fréquenté les chrétiens en cachette. Humble, simple, généreux il mourut à Candes le 1er novembre 400.         

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St Martin, est un personnage de légende. Certaines d’entre elles sont parvenues jusqu’à nous. Par exemple : lorsque Saint Martin meurt à Candes, les moines de Ligugé et ceux de Marmoutier, se disputent sa dépouille. Ce sont les tourangeaux qui ramènent le cadavre chez eux. Nous sommes début novembre, cependant au passage du corps, les arbres reverdirent, et les fleurs refleurirent. Ce fut l’été de la St Martin.      

Ou bien encore celle-ci qui évoque les bons tours que St Martin, aurait joué au diable dans la vallée de la Loire déguisé en meunier. En effet, au temps des moulins, le meunier semble être l’objet de beaucoup de convoitises. Il est soupçonné de prendre le bon blé, et de rendre la mauvaise farine d’orge ou d’avoine, mais également de tromper sur le poids des sacs. De plus, il écoute les discutions des agriculteurs, et de ce fait est toujours au courant des derniers potins. Considéré comme un peu sorcier par sa pratique, il sait maîtriser l’eau, et possède aussi s’il le veut le pouvoir d’affamer les gens.

Au cours d’un hiver très rigoureux, St Martin, justement entendit non loin de Tours sur la Loire une rumeur décrivant un meunier diabolique dont les agissements mécontentaient fortement la population. Pour venir en aide aux habitants de cette région, il décida de construire un beau moulin de glace. 

Peu à peu, les clients affluèrent vers ce magnifique moulin tout neuf. Le meunier «diable », perdait tout son pouvoir au fil des jours. Aussi il décida une petite visite à St Martin et proposa de racheter son moulin.

Celui-ci se fit « tirer l’oreille » un certain laps de temps puis, devant l’envie et l’insistance du « meunier diable », à la fin de l’hiver il lui céda son beau moulin de glace. Ce qui devait arriver arriva : le tout premier redoux du printemps fit fondre le moulin, la farine devint toute molle et pâteuse.

Le meunier diabolique comprit alors qu’il s’était fait berner et fut pris de folie. En Touraine, St Martin dont la renommée n’était plus à faire devint encore plus populaire. Cette légende même si elle fait sourire est très souvent évoquée en Loire moyenne, ainsi que dans le Berry.

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