SAINT BENOÎT SUR LOIRE   

                                      Abbaye de Saint Benoît sur Loire département Loiret

Au VIIe siècle s’élève une petite abbaye bénédictine qui porte le nom de Fleury. 

Vue arrière de l'Abbaye

Pavement du cœur du XIe siècle

La Loire port de Saint Benoît 

La tour porche

Le fondateur de l’ordre des bénédictins, St Benoît décédé un siècle plus tôt en Italie est enterré dans le monastère du mont Cassin (devenu célèbre plus tard pour d’autres raisons). Vers 672, l’abbé de Fleury décide de rapatrier le corps de St Benoît, le cadavre est exhumé et ramené en France. C’est à cette époque, que Fleury change de nom pour s’appeler l’abbaye de St Benoît.  

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Sous Charlemagne, Théodulfe évêque d’Orléans crée des écoles monastiques qui comptent jusqu'à 5000 élèves, l’habileté des moines copistes et enlumineurs permet de constituer une magnifique collection de manuscrits. Malheureusement cette abbaye a beaucoup souffert des incursions Normandes qui remontaient la Loire. Elle fut pillée encore une fois en l’an 910, par les hommes du fameux Rollon revenant de Bourgogne. Celui-là même qui, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 917 a obtenu la « Normandie », en fief, du roi de France Charles le Simple.

  Par la suite la règle bénédictine est rétablie en l’an 988 ; les écoles reprennent leur essor, le futur évêque de Canterbury y fut élève.

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Le début du XIe siècle est marqué par la construction de la tour (clocher porche). L’église actuelle (crypte, cœur, transept) a été bâtie de 1067 à 1108 la nef a été achevée en 1218. De nombreux personnages vinrent visiter cette église, parmi eux on peut citer le Pape Innocent II qui vint la consacrer.

A la révolution les bâtiment monastiques sont vendus et démolis, l’église en partie ruinée est laissée à l’abandon. Heureusement en 1835 elle est classée, d’importants travaux depuis un siècle ont à peu près rétabli les dispositions primitives.

L’église de 112 mètres de longueur est remarquable. Le narthex est une énorme tour carrée dont la partie inférieure formant un porche est composée de petites nefs dont les voûtes d’arêtes reposent sur des piliers massifs en pierre dorée du Nivernais, surmontés de 54 chapiteaux ornés de feuillages ou de scènes. Sur le linteau du portail nord, figure avec un grand réalisme l’histoire des reliques de St Benoît.

Le chœur, très profond est un joyau de l’architecture romane remarquable par ses mosaïques Italiennes datant du VIe siècle le tombeau de Philippe Ier se trouve à l’entrée. Quatre lions portent la statue allongée du défunt qui tient un gant dans la main gauche. La nef ogivale comporte sept travées, le transept est aussi haut que le vaisseau central.

La crypte est un chef-d’œuvre de la seconde moitié du XIe, la partie centrale est constituée par un gros pilier contenant le tombeau de St Benoît dont les reliques sont vénérées depuis le VIIIe siècle. De 1865 à 1944, les moines de la Pierre qui Vire assurent une présence monastique auprès du corps de St Benoît.

La Gaule avait-elle un nombril ?. Selon César, ce lieu magique était aux confins du pays carnutes. Pays de sources et de forêts, cet ombilic sacré est un lieu où se réunissaient les druides de toutes les Gaules. Floriacum avant de devenir l’abbaye de Fleury, puis de St Benoît-sur-Loire était-il ce lieu ... ?

Ce fut ce site, et l’entrée de la basilique romane qui convainquent en 1921 Max Jacob (1876, 1944) d’y faire retraite. Auteur de nombreux dessins, romans et poèmes. Juif, la police vient l’arrêter, il est mort au camp de transit de Drancy.  

Proche de Saint-Benoit-sur-Loire existe une autre abbaye beaucoup plus récente.

Vous pouvez consulter leur site :   http://www.benedictines-bouzy.com
"Le désir d'assurer une présence féminine auprès des reliques de Saint Benoît a poussé les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire à quitter Saint-Jean-de-Braye et à s'installer à Bouzy-La-Forêt à 10 km de l'Abbaye de Fleury. Leur nouveau monastère est d'une architecture simple et moderne avec l'église au centre, entourée de deux cloîtres, l'un réservé aux soeurs, l'autre accessible aux hôtes et aux visiteurs. Les soeurs cherchent Dieu dans la prière, le travail, la vie fraternelle et l'accueil.
Depuis le 17ème siècle, elles fabriquent l'Eau d'Emeraude, lotion constituée de produits naturels : miel et plantes médicinales. L'Eau d'Emeraude est riche en huiles essentielles et bienfaisante pour la peau et l'hygiène buccale.
Leur église et leurs offices sont ouverts à tous. Une hôtellerie de 12 chambres leur permet d'accueillir ceux qui le désirent pour quelques jours de silence et de prière dans ce cadre si paisible à l'orée de la forêt d'Orléans.

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