La Loire avant Orléans, dans un écrin de verdure où Jeanne d'Arc traversa le fleuve                        

                                        

                                                                                                                                           

       LE DUIT SAINT CHARLES             HÔTEL GROSLOT       MUSÉE DES BEAUX ARTS  

Orléans, a toujours vécu avec son fleuve. Ici, nous sommes à 658 kilomètres du Mont Gerbier de Jonc la source. C’est une ville chargée d’histoire, ses ponts sur la Loire ont toujours fait l’objet d’un enjeu militaire. Déjà César, il y a plus de 2000 ans s’en emparait, avant de piller la ville et de la détruire par le feu.  

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Aux 7 et 8èmes siècles, les Normands remontaient le fleuve investissant les villes, villages et abbayes proches ne laissant après leur départ que la trace de leurs exactions.

En 1429, la sur la Loire. (son histoire condensée va suivre).

Plus proche de nous, en 1940 les combats sur le fleuve, l’exode d’une partie de la population du Nord de la France, ainsi que des restes de son armée. Puis, l’année 1944, vit de nouvelles destructions par l’aviation Américaine pour bloquer l’ennemi au Sud de la Loire, et permettre la libération de la ville par les chars du général Patton.

Depuis le moyen âge, la région orléanaise vit tournée vers son fleuve, développe son commerce avec les autres villes et régions ligériennes. Aujourd'hui, la ville bénéficie de sa proximité avec Paris pour son développement économique ; elle a la chance d'être au cœur d'un nœud autoroutier pour ses échanges avec le reste de l'hexagone.

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Orléans marque à sa manière l’année 2000, le premier ministre Lionel Jospin, vint inaugurer le lundi 21 octobre la première ligne de tramway ainsi que le « pont de l’Europe ». C'est à un architecte d'origine Espagnole, Santiago Calatrava, que la communauté des communes de l'agglomération Orléanaise à confié le soin de réaliser son cinquième pont. D’une longueur de 470,60 mètres, c’est le 100eme pont érigé sur la Loire depuis sa source au moment de son inauguration (ce n'est plus vrai aujourd'hui).

 Il n’est pas possible de quitter Orléans sans citer une des plus vieille friandise locale, le cotignac. Déjà connu sous Louis XI, et présent sur le tableau « des Noces de Canna » du peintre Véronèse, les apothicaires savent qu’il est indispensable pour le réussir de mélanger plusieurs variétés de coings : de gros jaunes, qui apportent leur parfum et des plus petits riches en pectine. La cuisson, le jus, et le sucre assurent la qualité et la parfaite conservation de la gelée dans des petites boites de copeaux d’épicéa. 

Au coeur de la ville nouvelle d'Orléans la Source, naît L’E.P.A.L.A. Etablissement public d’aménagement de la Loire et de ses affluents en 1984. C’est le plus grand syndicat intercommunal de France : 6 régions, 16 départements, 19 villes de plus de 30 000 habitants, et une dizaine de syndicats départementaux de communes, S.I.C.A.L.A. Un total de 74 élus qui gèrent pratiquement l’ensemble du bassin de la Loire à quelques exceptions près. En 2001, l’E.PA.LA. un acronyme pour le moins abscons, qui appelait à un jeu de mot qui se vérifiait souvent dans la réalité est dissous. En effet, les maires avaient une fâcheuse tendance à être absents lors des assemblées et se faisaient remplacer par leurs suppléants.

Désormais, avec son nouveau nom « Etablissement Public de la Loire », il faut espérer qu’ils seront plus assidus.  

Les missions principales sont : d’assurer aux riverains une protection contre les inondations, et pour cela de procéder ou faire procéder à des études permettant la construction et la réalisation d’ouvrages publics ou d’aménagements sur tout le cours du Fleuve et de ses affluents, et enfin d’inciter au développement économique dans le respect de l’environnement.

L’Agence nationale de l’eau de bassin « Loire Bretagne » a son siège également à Orléans la Source. En ce qui concerne la Loire, elle se soucie principalement de la qualité de l’eau, délimite des espaces sensibles. « Allier-Loire amont » dont le sous bassin se situe de Langogne à Nevers est particulièrement surveillé du fait de ses capacités hydrauliques. Cependant, sur tout le bassin de la Loire la pollution quelle soit : industrielle, urbaine, ou agricole nécessite encore des efforts pour satisfaire à l’exigence de qualité.

Le principe du pollueur-payeur est à l’étude, mais ne sera pas adopté. Le projet de loi Voynet sur l’eau, même s’il est amendé de manière significative, à été voté à l’assemblée nationale fin juin 2001 avant le départ du ministre du gouvernement.  Depuis la société évolue doucement, pour mieux imposer de nouvelles taxes.......

Cependant la cité johannique tient à garder son identité au cœur du département du Loiret qui a pris le nom de l’un des affluents de la Loire.

Aux environs d'Orléans , les premières liaisons entre la Loire et l’aquifère des calcaires de Beauce ont lieu près de Chateauneuf dans le département du Loiret où du fait de l’érosion de la formation de la Sologne imperméable (Burgalidien), le fleuve se trouve directement en contact avec les calcaires de Beauce (aquitaniens). La Loire perd donc une partie de son débit qu’elle récupère en aval (résurgences, dont la plus connue est celle du Loiret). Il en existe d’autres dans le lit même du fleuve à la Chapelle-st-Mesmin par exemple où elles sont innombrables.

La Loire est également en relation avec l’aquifère de Beauce du Nord, plaine céréalière et donc riche en phosphates, nitrates, et autres produits de traitement des cultures ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes d’eutrophisation en périodes d’étiage.

Débarrassée en grande partie des égouts de la ville d’Orléans par une station d’épuration, la Loire continue sa course sous l’œil bienveillant des naturalistes de la cité qui mesurent et analysent avec précision la qualité des eaux.

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