DU GUESCLIN CHATEAUNEUF DE RANDON

Proche de la source de l’Allier, se situe Chateauneuf de Randon fief où Du Guesclin mourut le 14 juillet 1380.                                       

                                                                              

L'année 1370 allait apporter à Bertrand Du Guesclin en même temps que la reconnaissance royale, un surcroît d'honneurs : Charles V en effet l'élevait à la dignité de Connétable de France. On voit ici Du Guesclin recevoir l'épée de la main du roi

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Voici son histoire :                         

A cette époque 1380, l’Auvergne et la province de la Margeride, étant infestées de brigands et d’Anglais ces états demandèrent l’envoi d’une armée royale et insistèrent pour que ce fut Du Guesclin qui la commandât. Ils eurent satisfaction, le Connétable organisa son plan de bataille, il consistait à isoler le rocher de Carlat, en pays Carladès dans le département actuel du Cantal où s’élevait une forteresse interdisant la haute Auvergne à tout envahisseur venu de Guyenne ou d’Espagne. De nos jours il ne reste rien de cet ouvrage qui fut démantelé sur l’ordre d’Henri IV. Il mit son projet à exécution, puis se rendit à Chateauneuf de Randon occupé à l’époque par les Anglais pour tenter de reprendre le village. Il s’abreuve à une source d’eau glacée à la fontaine du pré de la Glauze, près du hameau d’Albuges, il en décédera d’une congestion cérébrale après que ses hommes eurent repris la cité. Le siège et le blocus durèrent quinze jours.

Anecdote ou histoire ?...Toujours est-il que ce personnage  illustre avait la réputation d’être « lunatique » et laissait libre cours à sa mauvaise humeur. Sa mère, lorsqu’il était jeune l’obligeait à boire de l’eau dans un gobelet d’argent à chacune de ses crises.

Avant sa mort Du Guesclin avait demandé à être enterré en Bretagne près de Dinan. Il faut se rendre compte ce que pouvait être le trajet en été 1380. Ses entrailles furent laissées au Puy en Velay, à l’église st Laurent actuelle. Mais du fait de la lenteur du convoi funèbre ainsi que de la chaleur lourde de l’été, l’embaumement se révèle vite insuffisant. Il faut faire bouillir les chairs du Connétable et les enterrer à Montferrand dans une petite église qui s’appelait les Cordeliers détruite en 1793 par les révolutionnaires. Les péripéties n’étaient point terminées, arrivé au Mans le convoi fut intercepté par un envoyé du roi qui réclama la dépouille pour la transférer à St Denis. Le squelette lui fut alors remis, seul le cœur arriva à Dinan. Ainsi prend fin l’histoire de Du Guesclin, il a trois tombeaux, deux gisants dont l’un le représente avec la barbe au Puy en Velay, (instantané de l’époque, on dirait photographie de nos jours) et l’autre sans barbe à la basilique St Denis près de Paris.

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