LA LOIRE SAUVAGE                  

Il en a coulé de l’eau dans la Loire depuis toujours, à  Rieutord, (où le ruisseau se tord) comme son nom l’indique elle choisit la direction du Nord.

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Déjà, elle s’enfonce dans les gorges, elle quitte le département de l’Ardèche pour entrer en haute Auvergne dans le département de la Haute Loire. 

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Ses eaux vives et claires font le bonheur des pêcheurs de truites (fario et Arc-en-Ciel). Car ces passionnés, connaissent les moindres détails de la rivière, des rives et des trous desquels au plus profond les truites sauvages guettent leur nourriture. Car ce poisson roi des cours d’eau de montagne est un insatiable carnassier. La taille de ses proies évolue avec sa propre croissance, des larves d’insectes au début de sa vie, aux petits poissons et mêmes aux grenouilles pour les plus grosses à l’âge adulte son régime est varié.

La Loire coule au pied du château féodal d’Arlempdes 

Rive droite les massifs volcaniques du Velay oriental prolongés à l’est par le Mézenc 1754 mètres d’altitude, et Meygal dont le point culminant « le grand testavoyre » ainsi nommé par les habitants du pays culmine à 1436 mètres. Ils se caractérisent par un empilement de coulées basaltiques et un paysage volcanique de style péléen, (ancien au sommet arrondis par le temps).   

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La Gazeille lui procure une vigueur nouvelle. Proche du Monastier, le viaduc de la Recoumène maçonné en pierres de basalte, est un ouvrage de type Séjourné. Véritable œuvre d’Art, initialement prévu par la compagnie de chemin de fer P.L.M. pour relier le Puy à La Levade-d’Ardèche proche Aubenas, et au delà vers la vallée du Rhône il  ne fut jamais totalement terminé car la ligne n’a jamais servi. Huit arches magnifiques enjambent la vallée de la Gazeille, l’ouvrage est  haut de 66 mètres, il est construit sur un rayon de courbure de 325 mètres, lors de l’abandon définitif en 1941, seuls manquaient les garde-corps. A présent, il est utilisé pour la pratique du saut à l’élastique, ou par les marcheurs lors de leurs randonnées.

Chadron est une petite commune qui comprend le petit village de colempce c'est ici que devait être aménagé le barrage de Serre de la Fare. 

Plusieurs affluents se joignent encore à la Loire lui offrant suivant les saisons : sérénité, vigueur ou force. Rive gauche, c’est d’abord La Beaume, qui possède sur son cours proche du village d’Azizoux une très belle cascade dont les eaux rebondissent 27 mètres en contrebas. Egalement sur la même rive, voici la Gagne de Solignac. Rive droite, la Laussonne écume ses eaux ; un peu en aval c’est au tour de la Gagne de Saint Front et de son petit affluent l’Aubépin de rejoindre ce qui est encore la rivière Loire. Désormais les modestes affluents ont un rôle important à jouer. Par exemple, sur la Gagne qui prend sa source au lac de Saint Front à 1235 mètres d’altitude, donc sujette à de forte variation de débit, des travaux importants ont été entrepris au cours de l'année 2000. C’est ainsi qu’aux Pandraux, afin de protéger les riverains de débordements futurs, des atterrissements s’appuyant sur la pile droite du pont en amont qui se couvraient peu à peu de végétation, ont été enlevés. Le lit de la rivière à été nettoyé, creusé, les berges ont été consolidées, un champ d’inondations à été crée pour servir de fusible face à des crues soudaines et violentes. (au cours de la crue du 20 octobre 2001 on a pu constater l'efficacité des travaux)

La Loire poursuit sa course sur la pierre noire « granite du Velay ». Elle arrive au pont de coubon, reconstruit après la crue de 1980 et  qui est franchi en son milieu par le 45éme parallèle, il se situe très proche de la ville du 

PUY EN VELAY 

De sa source, 60 kilomètres (environ) en amont, à 1408 mètres d’altitude, jusqu’au Puy en Velay dont l’altitude se situe aux alentours de 630 mètres la Loire a un débit rapide, à peine freiné par les cailloux qui hérissent son lit, ou bien par les fortes gelées (-15 n’est pas exceptionnel) qui solidifient sa surface, et la font disparaître sous une épaisse couche de neige balayée par un vent glacé « la burle ».  

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Mais cette Loire peut être très dangereuse, comme à Brives-Charensac en 1980 où suite à une violente crue il y avait eut 8 morts.

Ce qui s’est passé ici est une crue de type « cévenole » elle trouve son origine (d’après l’ingénieur hydrologue Zbigniew Gasowski du bassin Loire Bretagne, Conférence Jargeau 1998) dans le bassin méditerranéen. Elle concerne presque exclusivement le haut bassin de la Loire et de l’Allier. Les masses d’air chaud provenant de la mer Méditerranée, et même du Sahara chargées d’humidité lors de la traversée maritime, heurtent les hauteurs des Cévennes et du Vivarais.  « j’ai constaté le phénomène du déplacement des masses d’air venue du Sahara d’une manière très simple : ma voiture ayant couché à la belle étoile par fort vent de sud dans le département de la Haute Loire, j’ai remarqué au petit matin, une fine couche de poussière rouge sur la carrosserie ». Interrogés, Les habitants d’ici affirment tous que cela provient du Sahara.                      

Sur la crête des montagnes, cet air chaud et humide rencontre un front froid d’origine océanique ce qui provoque ces précipitations violentes et des crues gigantesques rapportées au bassin versant concerné.

En septembre 1980, la durée de rencontre des masses d’air a été de 14 heures. Les précipitations ont atteint par endroit jusqu'à 600 mm. Cela a provoqué des débits maximum qui ont atteint 2000 m3 seconde pour un bassin de 865 km² à Brives-Charensac. En ce lieu, le niveau de la Loire était de 0.30 mètre à 6 heures du matin, 0.70 m à 8 heures, 1m40 à 10 heures. A midi la cote de 2m80 était dépassée, à 13 heures le sommet était atteint avec 6m70, soit 6 mètres de plus que le matin du même jour. Cela coûta la vie à huit personnes , et fit trente blessés. En aval, pour un bassin versant de 3234 km² à Bas en Basset la crue était encore de 3300 m/s. A Villerest pour un bassin versant de 6585 km² la crue n’était plus que de 1800 m3/s, et 930 m3/s à Gien dans le Loiret. Les hauteurs de pluies sont données en millimètres. Par exemple, un terrain de mille m² sur lequel tombe 1mm d’eau collecte 1m3. On commence à parler de pluies diluviennes à partir de 200 mm d’eau par 24 heures. Autrement dit, si sur un terrain de 1000 m² il est tombé 200 mm en 24 heures cela représente 200 m3 soit 200 000 litres.  

Depuis, à Brives-Charensac le lit de la Loire a été élargi et creusé pour permettre le passage des crues. Quatre seuils mobiles ont été crées. Audinet, et la Chartreuse possèdent des clapets mobiles d’une largeur différente, mais d’une hauteur de 1,80 mètre. Celui des Minoteries est constitué de quatre clapets de 16,75 mètres de largeur pour 4 mètres de hauteur. 5 000 m3 de béton ont été nécessaire pour sa réalisation. Le   4eme seuil est porte le nom de Sabarot , le principe est le même. Il s’agit, au moyen de deux vérins hydrauliques de régler le niveau de l’eau suivant les débits, voir d’effacer totalement les clapets en cas de fortes crues. Par sécurité, le système est doublé chaque vérin est capable d’assurer seul le mouvement de la porte. Des automates enregistrent le niveau de l’eau en amont des seuils et gèrent le système automatiquement. Cependant, un local de surveillance est installé dans le moulin de Celle, il possède des commande manuelles. A partir de 10 m3/s les clapets commencent à s’effacer. Brives-Charensac devrait être ainsi protégée des crues (type 1980), et se voit dotée de quatre plans d’eau artificiel.  

La crue du 21 octobre 2001 a testé ses fameux seuils. d'Après les dires locaux, Il semble qu'ils se soient abaissés trop lentement sous la force du courant. Des troncs d'arbres formaient un début d'embâcle et un moment les riverains ont eu peur lorsqu'un gros arbre est venu percuter de plein fouet le seuil Sabarot. 

 

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