LES GORGES DE L'ALLIER

UNIQUES EN EUROPE LES GORGES DE L'ALLIER ENTRE LANGOGNE ET LANGEAC  

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Dans la nature environnante, sangliers, martres, loutres, ne sont dérangés que par les quelques trains journaliers. De plus, on note également la présence : du héron, du cormoran, l’aigle royal semble avoir disparu. Le circaète jean-le-blanc avec une envergure de 160 à 180 cm, devient le plus grand rapace de la région. C’est une espèce protégée, facilement reconnaissable à la blancheur de son plumage ainsi qu’à sa bande pectorale sombre. Les reptiles sont à la base de son alimentation. Une famille de Circaètes mange facilement de 4 à 5 serpents par jour, elle niche dans de grands arbres, proche d’ un terrain de chasse relativement dégagé. A la mi-septembre, ils partent pour hiverner vers le sud du Sahara, et ne reviennent de migration qu’à la mi-mars. Dans le nid, un œuf unique est pondu il est donc normal qu’avec une fécondité aussi faible l’espèce soit défendue. N’oublions pas le faucon pèlerin, dont la vitesse de pointe se situe aux alentours de 350 km/h, progressivement exterminé par les pesticides et les automobiles, deux à trois couples survivent dans ces gorges uniques en Europe.

Pays d’eaux vives, de petits affluents : l'Arquejols, les Empèzes, Malaval, Gourlong, Conil, Rouchon, ont creusé leur canyon pour rejoindre la rivière. Le nénuphar habite ces cours d’eau, du mois de juin au mois de septembre ses corolles jaunes éclosent un peu au dessus du courant. La menthe se plaît également dans ces contrées humides, depuis l’antiquité ses vertus sont connues, Hippocrate la jugeait aphrodisiaque, quand aux Chinois ils en appréciaient ses propriétés antispasmodiques. Sur les berges, en août, les mangeurs de tartes se pressent pour cueillir la myrtille. Ce « raisin des bois » et des combes, possède des vertus toniques et antiseptiques, sans oublier sa richesse en provitamine A. Sureau et serpolet se cueillent pour la concoction de tisanes à usage domestique ou pharmaceutique.

Plus au sec, le prunellier ou épine noire est un petit arbre qui, avec ses branches en tous sens et ses épines est difficilement accessible. Au printemps il se couvre de belles fleurs blanches avant que ne poussent ses feuilles ovales fortement dentées. Dès les premières gelées, on cueille la prunelle petit fruit noir-bleu, d’environ 1,5 cm de diamètre au goût âpre et immangeable, qui sert à la fabrication d’une liqueur locale réputée. Le bois de l’arbre était utilisé jadis pour la fabrication de fléaux, de râteliers, de fouets ou bien encore aujourd’hui de bâtons pour les marcheurs. Ceux-ci au cours de leur promenade aperçoivent parfois la belette, le plus petit carnivore d’Europe dont la longueur n’excède pas 30 centimètres queue comprise. Cette particularité morphologique en fait un redoutable chasseur de rongeurs. La belette ne doit pas être confondue avec l’hermine un peu plus grande, qui annonce la neige car sa fourrure devient blanche en hiver. 

Le renard et le blaireau sont ici chez eux. Malgré une apparence physique très différentes ils ont de nombreux points communs. Bien souvent ils partagent le même terrier et vivent en famille autour du couple dominant. Le renard possède une fourrure rousse et, par sa taille peu être comparé à un petit chien de 6 ou 7 kilos. Le blaireau lui à un aspect beaucoup plus massif, ses pattes sont courtes, sa fourrure est grise, et sa tête blanche rayée de deux bandes noires latérales.  

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