LE LOIRET 

                                    

                                    la source du Loiret au cœur du parc floral de la Source.

BASSIN VERSANT DU LOIRET

      SAINT CYR EN VAL 

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Le Loiret, prend sa source dans un charmant parc floral de 35 hectares situé au sud d’Orléans, avec ses 126 000 visiteurs par an cet ensemble est toujours le site le plus visité du département.                               

On peut en faire la visite à pieds, ou en petit train qui vous conduit à faible allure au milieu des iris, roses, dahlias, et tulipes suivant la saison. Une partie du trajet s’effectue sous les arbres centenaires et se termine par le parc animalier. En juillet 1815, le maréchal Davout procède ici à la Source au démantèlement des restes de l’armée Napoléonienne. Mais l’histoire du parc est toute récente, elle remonte à 1959 lorsque le maire d’Orléans rachète le château et son domaine de 410 hectares. Ainsi naîtront la ville de la Source et l’Université d’Orléans. Le parc floral a été crée en 1964, en 1967 il fait l’objet de floralies internationales qui attirent en six mois 2 300 000 visiteurs.                             

Au cœur de ce splendide jardin, la source du Loiret est une résurgence de la Loire, ici  sourdent les eaux que le fleuve perd en face de St Benoît, à Bouteille, à Guilly, dans les falaises de sable de la binette à Bou. La Loire s’ouvre sur des gouffres, des pertes appelées « bîmes ».    

LES BORDS DU LOIRET EN ÉTÉ

 Au plus sec de l’étiage, un de ces trous peut-être observé sur la grève, en face du camping de Jargeau. Dans son roman « Rémi des Rauches », Maurice Genevoix expose de façon poétique le trajet souterrain de cette « deuxième Loire » par la bouche de son héros, le Père Jude. Ce passage constitue le texte du diaporama de la maison de Loire de Jargeau. Le débit de la source (le bouillon) est d’intensité variable selon le niveau de la Loire (hors crue) de 0,5 à 2 m3/seconde. Elle a une  particularité, ses eaux ne gèlent jamais elles sortent à une température quasi constante qui se situe entre 11,5 et 14°. Le Loiret, long de 11 kilomètres coule en grande partie sur la commune d’Olivet. Sur ses rives une promenade piétonne permet de longer la rivière, d’admirer de très beaux moulins d’autrefois. Un bateau mouche vous emmène pour une durée d’une heure en promenade sur ses eaux calmes. Le Loiret se jette dans la Loire à la pointe de Courpin à St-Pryvé-St-Mesmin. Il possède un affluent, le Dhuy, 

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 Les premières liaisons entre la Loire et l’aquifère des calcaires de Beauce ont lieu près de Chateauneuf dans le département du Loiret où du fait de l’érosion de la formation de la Sologne imperméable (Burgalidien), le fleuve se trouve directement en contact avec les calcaires de Beauce (aquitaniens). La Loire perd donc une partie de son débit qu’elle récupère en aval (résurgences, dont la plus connue est celle du Loiret). Il en existe d’autres dans le lit même du fleuve à la Chapelle-st-Mesmin par exemple où elles sont innombrables.

La Loire est également en relation avec l’aquifère de Beauce du Nord, plaine céréalière et donc riche en phosphates, nitrates, et autres produits de traitement des cultures ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes d’eutrophisation en périodes d’étiage.

St-Hilaire-St-Mesmin est un petit village calme, mais il ne le fut pas toujours. Le duc de Guise y fut assassiné, bien sûr tout de suite on pense au château de Blois,  non, il s’agit de François 1er de Lorraine, le père de Henri 1er mort à Blois.         

ASSASSINAT DE FRANÇOIS DE GUISE

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A quelques Centaines de mètres en aval, la pointe de Courpain est un site protégé, au confluent du Loiret et de la Loire.

Une île au milieu du fleuve, réserve naturelle et centre d’observation ornithologique, car les oiseaux nichent par milliers. On peut y voir des hérons, des canards sauvages, des cormorans, des sternes.

Cette île abîmée par la construction d’un pont autoroutier, a une superficie variable selon le niveau du fleuve. Elle est formée d’alluvions quaternaires déposées par la Loire sur un substratum calcaire fissuré. Un grand nombre de résurgences sont visibles sur son pourtour. (provenances calcaires de Beauce, et pertes de la Loire entre Sully et Chateauneuf).

 Le castor de Loire y est aussi présent, il habite un terrier hutte, souvent recouvert de branches et pénètre à l’intérieur par un tunnel. Une famille de castors comprend de 3 à 8 individus, l’animal  passe son temps à ronger les arbres pour les abattre. Les saules, peupliers, frênes, jeunes de préférence y sont rongés en biseau, ou bien se voient défaits de leur écorce sur une hauteur de 20 centimètres. Le castor ne s’éloigne jamais de la rive, il semble bien s’acclimater.

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