LA SOLOGNE

                                           

La Sologne  au sud ouest de la Loire à l'approche d'Orléans, est surtout un fameux territoire de chasse : lapins, lièvres, bécassines, faisans, perdrix, y foisonnent. Un cheptel de chevreuils, de cerfs et de biches, essaient de profiter de ses landes, de ses étangs, et de ses bois de pins. 

SOLOGNE AU CRÉPUSCULE  CLAIR DE LUNE EN SOLOGNE  BARAQUE DE PÊCHEUR EN SOLOGNE

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Quelques sangliers, toujours en déplacements tentent d’éviter les regards curieux. Renards et autres petits carnassiers, belettes, martres, putois, fouines peuplent également ces brémailles, sans oublier l’écureuil discret mais bien là. Dans la région, les amateurs soucieux de conserver des trophées de leur chasse dans des attitudes aussi proches que possible de la vie, s’adressent au « taxidermiste » un professionnel qui manie l’art de la conservation des animaux avec bonheur.  

LE CHÂTEAU DE LA FERTÉ SAINT-AUBIN  cliquez ici LE CANAL DE LA SAULDRE  cliquez ici

Si vous êtes promeneur d’automne, vous aurez peut-être la chance d’entendre le « brame du cerf », de la mi-septembre à la mi-octobre. Les mâles et femelles vivent séparés tout au long de l’année sauf au moment du rut. Le cerf cherche alors à se constituer un harem d'une douzaine de biches. De la tombée de la nuit, au milieu de la matinée il pousse de nombreux cris, n’hésitant pas à croiser les bois avec d’éventuels rivaux. Le reste de l’année cerfs et biches vivent en hardes, s’abreuvant aux cours d’eau ou aux étangs proches. 

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Le Beuvron, avec son affluent le Cosson, sont les deux principales rivières Solognotes. Le Cosson long de 100 kilomètres, arrose la Ferté St Aubin, Chambord, et Blois. Le Beuvron lui, coule sur un lit de sable au cœur de la grande forêt Solognote où dominent les  feuillus : chênes, châtaigniers, noisetiers et bouleaux, entrecoupés de pins sylvestres ou maritimes. Au bord des étangs qu’ils longent : les aulnes, les trembles, et les saules y prospèrent et se mirent dans leurs eaux. Chez le saule, à de rares exceptions près chaque arbre ne porte les fleurs que d’un seul sexe. Les chatons femelles ouverts, à stigmates blanchâtres sont généralement vert argenté ; les fleurs mâles possèdent des anthères jaunes. Les graines minuscules, portent une aigrette de longs poils blancs et ne germent que sur un sol humide, ce qui explique leur présence en Sologne et plus généralement le long des cours d’eau. Beaucoup d’espèces sont buissonnantes, on les multiplie facilement par boutures. Le saule pleureur est une autre variété, l’original se nomme « Salix Babylonica » il nous vient de chine. Il se distingue par ses cascades de longues pousses pendantes, effleurant l’eau des étangs ou de la Loire.

La rivière Sauldre traverse également une partie de la Sologne. Raboliot le roman de Maurice Genevoix a pour cadre Brinon sur Sauldre. Ou bien encore le « Grand Meaulnes » l’unique roman d’Alain Fournier né le 30 octobre 1886 à la Chapelle d’Anguillon sur la petite Sauldre. Tous ces cours d’eau Solognots se jettent en Loire, non sans avoir musardés, et baignés les pieds de châteaux discrets au cœur de la forêt, la propriété bien souvent de riches familles Parisiennes.

La Sologne appartient à la France des pays de langue d’oïl où le bois a été le matériau de construction principal. Jusqu'à la limite du val de Loire, on retrouve cette tradition dictée par des conditions naturelles favorables. L’absence de pierres, mais aussi la présence d’argiles épaisses va donner un style particulier aux bâtisses, ce style est encore très présent. La poutre de chêne forme l’ossature principale, de larges planches de châtaigniers s’entrecroisent formant les murs garnis de torchis, où l’on a quelquefois remplacé l’argile par des briques en forme de fougères. Ce style de maisons basses, sont recouvertes de tuiles, et possèdent en outre, à l’étage des « gerbières » sortes de portes fenêtres à l’aplomb des murs qui comme leur nom l’indique servaient pour entreposer les gerbes au grenier. Aujourd’hui, à la mode dans les nouvelles constructions, les gerbières permettent l’aménagement de combles sous des toitures rehaussées et plus pentues. Pour l’habitation, le parpaing est roi, il est recouvert d’un enduit couleur « ton pierre », la brique et la poutre de chêne ont encore leur place. 

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