LA LOZÈRE SOURCE ALLIER                

L'Allier prend sa source en Lozère, au Moure de la Gardille, c’est au cœur d’une hêtraie proche du village de Chasseradès à une altitude de 1450 mètres (environ) que cette rivière montagnarde longue de quatre-cent treize kilomètres entame son parcours qui va la conduire au bec d’Allier, et au-delà, mêlée à sa sœur la Loire l’emmener vers l’Océan.  

                        

                                                                   l'Allier à Jonchères

Ce département reste essentiellement rural, c’est le plus pauvre de France au sens propre du terme, mais riche d’une nature à peine entamée par une autoroute ou une voie ferrée, son chef-lieu est Mende. Entouré au Nord par le Cantal et la Haute Loire, à l’Ouest par l’Aveyron, par le Gard et l’Ardèche au Sud, cette entité territoriale a pour ancêtre la province du Gévaudan longtemps disputée par le Languedoc et par l’Auvergne.  

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Ici, en Lozère le sol est constitué de quatre grandes familles de roches : le basalte, le granite, le schiste, et le calcaire. La nature y est particulièrement belle, l’air y est frais et vivifiant. Des sentiers permettent de nombreuses randonnées, que ce soit à pied ou à cheval les cow-boys débutants ou chevronnés disposent ici de centaines de kilomètres de pistes ou encore de chemins balisés.
                  A l’auberge, les spécialités locales ne manquent pas. Le pain qu’il soit cuit à l’ancienne, de seigle, de campagne, à la farine de meule, ou bien à la châtaigne y est délicieux. Les mets y restent simples, les pâtés ou terrines : de sanglier, foie de porc au genièvre, s’accommodent fort bien avec le pain. Pour les repas plus importants : tripoux, terrines de truites, escargots en gargoulade, confit de canard, vous mettent l’eau à la bouche. Après un fromage de chèvre ou de brebis, le dessert sera constitué de confitures locales (mûres, framboises, myrtilles), glacées ou non. Les ruches voisines apporteront la touche finale avec un miel naturel et parfumé.

En Lozère le climat est sec l’été, doux en automne, mais bien vite l’hiver est là avec ses périodes de gel intense et ses longs mois enneigés. Voici le pépiement d’un oiseau, le printemps prend le dessus. Les prairies reverdissent, elles se couvrent de jonquilles et de narcisses, l’eau issue de la fonte des neiges en Gévaudan et en Margeride s’écoule d’abord en minces filets scintillants sous le soleil encore pâle, puis en petits cours d’eau qui s’en vont rejoindre l’Allier. Dans un de ses livres Georges Clemenceau cite une phrase de Renoir que le Lozérien apprécie à sa juste valeur : « un ruisseau qui fuit dans l’herbe vaut le sourire de la Joconde »...

Proche de la source de l’Allier, se situe Chateauneuf de Randon fief où Du Guesclin mourut le 14 juillet 1380.   

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A droite de la source de l’Allier, la Bastide Puylaurent. Un monastère  « trappiste » Notre Dame Des Neiges est là, perdu au cœur de la forêt. Non loin, « la Garde Guérin » village restauré et fortifié du moyen âge dont il reste la tour de guet haute de vingt-sept mètres. Une milice policière y protégeait et guidait à l’époque les voyageurs de la voie Regordane montant de Nîmes vers le Puy et Toulouse. 

La rivière clapote sur les hauts plateaux, roule ses eaux  sur les roches basaltiques et granitiques du Haut-Allier. Le village de Chastagnier illustre à lui tout seul un des problèmes majeur de la Lozère. C’est le seul village de France sans habitant qui possède une très belle église du XIe siècle, une école et un musée d’Art sacré.

l’Allier coule et arrive à Langogne en Gévaudan. Petite ville à 930 mètres d’altitude « la porte du midi » disent certains, on commence à y parler avec une pointe d’accent du sud il est vrai que la Lozère est en Languedoc Roussillon. L’Allier y marque d’ailleurs une frontière, avec les hauts plateaux Ardéchois et du Velay. Elle reçoit un de ses premiers affluents le Langouyroux. Dans la forêt de moyenne montagne environnante, dès les premiers beaux jours du printemps on rencontre la « morille délicieuse ». Ce champignon se reconnaît à sa forme conique assez charnue et parfaitement parfumée. Son chapeau présente une forme allongée, il est alvéolé et sa coloration tire souvent sur le bistre mais peut également approcher la teinte vert olive. Le pied est court et fin, il est creux et forme une cavité avec le chapeau. La chair est épaisse, blanchâtre, elle offre un remarquable parfum de miel fruité très agréable. 

La ville de Langogne, vient de fêter en 1998 ses mille ans d’existence. C’est son église romane la plus belle de toute la Lozère qui est à l’origine de la cité. En 998, Etienne, vicomte du Gévaudan et sa femme Angelmode décidèrent d’offrir au diocèse, le grand domaine du Mont-Milan et de construire une église dédiée aux Saints : Protais et Gervais. Les moines de la St Chaffre du Monastier en Velay, filiale de l’abbaye de Cluny s’y établirent. Après maintes épreuves, restaurations, on peut toujours admirer au cœur de l’ancienne ville à proximité de la halle couverte, cette église qui possède de magnifiques peintures murales, ainsi qu’une vierge particulièrement vénérée ici.  

la région est encore marquée par l'histoire de la bête du Gévaudan.

                                                   

Un peu en aval de Langogne, sur la rivière Allier une barre de béton s’avance pour alimenter la prise d’eau de « Naussac 2 ». Un peu à l'écart sur sa gauche se situe la retenue du barrage principal de Naussac

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