LA LOIRE ROYALE. LE VAL DE LOIRE.    

               

Ici, après Briare, la Loire entreprend une lente courbe vers le Nord Ouest. Elle est en Val de Loire.

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   La Loire photo 1

Elle entre au pays des Reines et des Rois, les châteaux y sont nombreux tous chargés d’histoire, aussi avant d’en suivre le cours tout au long du fleuve royal, voici un peu d’histoire de France. Quelques jalons pour marquer le règne des principaux souverains.               

                  

 les Capétiens de 987 à 1328

règne de Robert le pieux de 996 à 1031

Règne de Philippe Ier de 1060 à 1108

règne de Louis VII le jeune de 1137 à 1180

règne de Philippe Auguste de 1180 à 1223

règne de St Louis de 1226 à 1270

règne de Philippe IV le bel de 1285 à 1314

Les Valois de 1328 A 1589

règne de Charles VI de 1380 à 1422

règne de Charles VII de1422 à 1461

règne de Louis XI de 1461 à 1483

règne de Charles VIII de 1483 à 1498

règne de Louis XII de1498 à 1515

règne de François Ier de 1515 à 1547

règne de Henri II de 1547 à 1559

règne de François II de 1559 à 1560

règne de Charles IX de 1560 à 1574

règne de Henri III de 1574 à 1589

Les Bourbons de 1589 à .... (les huit derniers rois)

règne de Henri IV de 1589 à 1610

règne de Louis XIII de 1610 à 1643

règne de Louis XIV de 1643 à 1715

règne de Louis XV de 1715 à 1774

règne de Louis XVI  de 1774 à 1789

règne de Louis XVIII de 1814 à 1824

règne de Charles X de 1824 à 1830

règne de Louis Philippe de 1830 à 1848

« La Loire, qui fut le boulevard des rois, est devenue une galerie de chefs-d’œuvre. »( J. Romains.). Les souverains s’installent en Val de Loire. Après la guerre de cent ans qui vient de s’achever, la campagne de Pavie marque la première renaissance. Le décor à l’Italienne arriva en France au moment où les rois découvraient les plaisirs de la vie hors des forteresses austères du Moyen-age. Charles VIII en 1494, lors de sa campagne de Naples, revint au pays accompagné d’une quinzaine d’artisans Italiens, jardiniers, sculpteurs, menuisiers, marqueteurs etc..

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 Les jardins Napolitains, les demeures claires et aérées furent reproduites en Val de Loire, c’est ainsi que les premiers potagers décoratifs firent leur apparition. Ils sont agrémenté de fleurs locales, comme : le lys, symbole de la chasteté puis de la royauté, la violette symbole de l’humilité, la rose blanche reflet de la virginité, la rose rouge qui symbolise la compassion. La marguerite, la pâquerette, l’iris, etc. entrent également dans les compositions florales. Un coin du potager est réservé aux plantes médicinales : romarin, rue, camomille, absinthe, menthe, mélisse, sauge se partagent les parterres. Souvent le jardin est abrité de haies de verdure, disposées en figures géométriques, elles sont magnifiques, des banquettes sont aménagées pour servir d’abri aux amoureux.

De plus, l’Orléanais ainsi que la Touraine sont des régions giboyeuses, les plaisirs de la chasse attirent la cour et les seigneurs. François 1er trouve le pays « si vif en noble gibier » qu’il s’y établit. C’est sous son règne, que la Renaissance va prendre toute son ampleur, les architectes Italiens acceptent d’allier la rudesse médiévale Française aux nouvelles techniques de leur pays. Principal acteur de cette évolution, Léonard de Vinci qui arrive à Amboise en 1517 avec son ami Francesco Melzo, il va dessiner par exemple les plans de l’escalier à vis de Chambord. Un architecte Français, Jean Brullant fut tellement influencé, qu’il proposa dans un ouvrage « la règle générale d’architecture » de construire directement à L’antique. Ce sera l’époque classique qui verra s’élever en Val de Loire Cheverny ou Thouars.

Au moyen-âge, du fait de l’insécurité qui obligeait les seigneurs à se déplacer emportant leurs biens, le mobilier était plutôt primaire. C’était un véritable cortège de chariots qui accompagnaient la cour, lorsqu’elle se déplaçait avec tout son bien : coffres, escabeaux, tables à tréteaux, pieds de lit, tentures, tapis velus. L’or et l’argent massif ainsi que le vermeil abondaient (vaisselle, bougeoirs, ornements divers). Il arrivait parfois que le cortège s’enrichisse des prises de guerre, le convoi prenait de l’importance.

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Peu à peu avec les artistes Italiens, les techniques se raffinent, enchâssant les meubles de métal, d’ivoire ou de pierres. Les décorations sont en chêne le plus souvent elles représentent des visages humains en médaillon ou des motifs végétaux. A l’époque de François 1er l’aspect des meubles commence à changer, le pilastre cannelé divise le meuble en panneaux, le noyer remplace le chêne, la technique de la marqueterie commence à être utilisée. Certains cabinets illustrent parfaitement la redécouverte de l’antiquité : colonnes, niches, frontons, sont ceux d’un théâtre romain. La table est un meuble typique de la Renaissance, avec rallonges, ou abattants elle est complétée par des bancs à dossiers durs et rigides. Les lits à colonnes sont sculptés, des lits peu longs car à l’époque l’on dormait presque assis. Les quenouilles nervurées portant le ciel de lit sont surmontées de vases très élégants.

Cette créativité s’éteindra avec la disparition de ces menuisiers d’arts et les désordres des guerres de religion. (les huchiers, « menuisiers » forment une corporation distincte des « charpentiers » seulement depuis le début du XVIe siècle).

 

Depuis Briare la Loire a parcouru dix kilomètres, paisible, elle arrive aux portes de Gien, de son lit on distingue un château du XVe siècle, reconstruit en grande partie après la seconde guerre mondiale à cause des destructions dues aux bombardements. Le château essentiellement en brique matériau du pays, abrite aujourd’hui le musée international de la chasse à tir et de la fauconnerie. Il est remarquable entre autres pour ses collections de trompes et de boutons de vénerie. Ce fut surtout Anne de Beaujeu, fille de Louis XI et comtesse de Gien qui marqua le château de son empreinte, le bâtiment servit de résidence à François Ier, ainsi qu’à Anne d’Autriche et Louis XIV enfant en 1652, alors que guerroyaient dans les parages les armées de Turenne et de Condé pendant la Fronde. Jeanne d’Arc a rencontré Charles VII ici pour la première fois venant de Vaucouleurs le 1er mars 1429.

Non loin de là, à l’ouest de la ville sur 6 hectares se sont installées sur les terrains de l’ancien couvent des minimes, « les faïenceries ».

Au delà de Gien, la Loire divague entre la forêt d'Orléans au nord environ 35000 hectares, et la Sologne au sud-ouest LA FORÊT D ORLÉANS parsemée de landes et d’étangs, de pins et de bouleaux  

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LE VAL DE LOIRE PATRIMOINE MONDIAL

 A vingt trois kilomètres en aval de Gien voici Sully-sur- Loire. C’est ici que le fleuve royal grimpe au firmament des joyaux de l’humanité. Le parcours de 260 kilomètres qui sépare Sully (Loiret) de Chalonnes-sur-loire proche d’Angers (Maine-et-Loire) est désormais classé patrimoine mondial de l’humanité par l’U.N.E.S.C.O. Certes, pour en arriver là, après l’échec de Marrakech on a dû effacer la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) dont certains pays comme l’Australie ne voulaient pas entendre parler. L’essentiel désormais, reste le retentissement mondial de cette richesse culturelle et le surcroît de fréquentation touristique qu’elle devrait engendrer. La vallée des rois est le seul site au monde à réunir un si grand nombre de hauts-lieux exceptionnels. Les Capétiens choisirent Le val de Loire pour établir leur dynastie naissante avant de choisir Paris pour capitale.

Contournant ses îles éphémères le fleuve charrie ses eaux inlassablement. Dans un de ses méandres après avoir parcouru huit kilomètres depuis Sully, rive gauche près du bourg de Guilly, au lieu dit « la croix Tibi » un ex-voto fut planté là par un marinier de Saint-Satur qui sortit miraculeusement indemne d’une terrible embâcle en 1812. Alors que rive droite on distingue l’un des plus beaux édifices de l’art roman, haut lieu de la Chrétienté depuis le moyen âge. l'Abbaye de St Benoît.

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 Les moines de l’abbaye Bénédictine s’intéressaient ils aux poissons ? Ils l’ont sûrement fait, car depuis longtemps la Loire et ses étangs de Sologne ont été orientés vers la pêche, c’est une région privilégiée en matière d’activités piscicoles vers Orléans de nombreuses espèces y abondent : sandres, perches, carpes, gardons, tanches, vandoises, brèmes, ablettes, et goujons. Le brochet est également présent, c’est un carnassier solitaire et un redoutable chasseur, il peut mesurer jusqu'à 1,5 mètres et consomme trois à sept fois son poids en poissons (carpes, tanches ou gardons). Le chevaine ou chevesne qui est appelé aussi meunier vit en groupe près des piles de pont, son dos est brun verdâtre et son ventre argenté. La Loire est du domaine public, mais il faut une carte de pêche, et respecter le règlement.

Les cours d’eau sont classés par catégories :

1° cours d’eau de première catégorie où les poissons dénommés salmonidés (truites) dominent.

2° cours d’eau de deuxième catégorie, où les poissons dénommés cyprinidés sont majoritaires (gardons, tanches, brochets, carpes, ablettes, goujons, anguilles).

La carte de pêche est valable une année complète, elle donne droit selon les secteurs à trois lignes, ou à une ligne flottante tenue à la main. Se renseigner !… . Les poissons dont la taille n’excède pas : 0.40m pour le brochet, 0.23m pour la truite, 0.35m pour la sandre, et 0.09m pour l’écrevisse doivent êtres rejetés à l’eau, la longueur se mesurant de la pointe du museau à l’extrémité de la nageoire caudale. Dans le département du Loiret en ce début de troisième millénaire, l’âge moyen du pêcheur est de 46 ans, il dispose de 760 kilomètres de cours d’eau y compris la Loire et les canaux, plus 850 ha de plans d’eau, soit 53 étangs. Le château de la Bussière présente une superbe et très riche collection sur la pêche en eau douce.

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Nous voici revenus sur les bords de Loire, sur la rive droite se situe Germigny-des-prés avec son oratoire Carolingien.                                

La batellerie de la Loire possède plusieurs musées l’un d’entre eux se situe à Chateauneuf, l’on y voit en photographies des chalands ou gabares construits en chêne et pourvus d’une voile carrée, qui pouvaient naviguer « à la remonte », c’est à dire contre le courant. On y trouve également une lithographie des frères Rouargue, ou tous les types de navigation y sont représentés : chalands ou gabares de Loire, train de bois qui descendait le fleuve en flottant, inexplosible, bateau à vapeur qui abaissait sa cheminée au passage des ponts et dont le tirant d’eau ne dépasse pas 21 centimètres. Après des siècles de transport de personnes et de marchandises, la navigation sur la Loire s’éteindra vers 1880 à cause de la concurrence du chemin de fer.

De nos jours, on peut encore apercevoir sur les rives, des bornes de Loire. Il en existe plusieurs types. Les unes sont cylindriques, frappées d’un numéro qui est toujours tourné vers le fleuve. Ce sont des bornes kilométriques destinées aux mariniers, on en rencontre de l’estuaire aux environs de Saint-Etienne dans le département de la Loire. Les autres de forme carrée sont martelées d’un numéro et d’une lettre. Ce sont des bornes repères de nivellement. C’est le méridien de Paris qui donne le point de départ pour le chiffre avec le kilomètre zéro, elles s’étendent en amont et en aval. La lettre figurant à coté du chiffre est donc « M » pour montant vers l’amont et « D » pour descendant vers l’aval. Certains départements commencent à remettre en état ce patrimoine bien souvent oublié et enfoui sur les berges.

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Au niveau de Chateauneuf sur Loire, La navigation sur le fleuve est interrompue bien souvent en hiver par les embâcles, lorsque la Loire charrie des glaçons.                                  

Quelques kilomètres en aval, un autre pont sur la Loire il s’agit de celui de Jargeau, qui comme on vient de le lire fut emporté maintes fois par les glaces ainsi que par les inondations au cours des siècles. Quelques crues célèbres restent dans les mémoires : 1846, 1856, 1866. Un déversoir maçonné fut aménagé en 1867 à une hauteur de 5,50 mètres. Jusqu'à nos jours, il n’a jamais servi. En 1907, l’eau affleura la banquette en terre de 0,50 mètre qui le chapeaute, les cantonniers envoyés sur place par les autorités pour la détruire rencontrèrent l’hostilité des agriculteurs locaux qui avec leurs fourches empêchèrent cette sinistre démolition. La suite des faits leur donne raison car dans l’aveuglement et la peur, le pouvoir en place s’était précipité, bientôt le niveau de la crue se stabilisa et commença à descendre.

Depuis un vingtaine d’années on s’est rendu compte que ce déversoir ne servirai plus en l’état car à cet endroit, du fait de l’extraction massive de granulats le lit de la Loire s’est abaissé de 1,30 mètre. (conférence Nicolas Camp’Huis, muséum histoire naturelle Orléans du 24 mars 2001).

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C’est également en la bonne ville de Jargeau qu’est née la compagnie du « goûte-andouilles » qui organise son concours annuel depuis juin 1971, ou bien encore à Darvoy petit village tout proche qui organise en septembre la fête de sa spécialité : la pomme de terre « belle de Fontenay ». Sans oublier, que non loin de là à Tigy s’est déroulée à la mi-mai la foire aux « mageux d’asperges ». C'est en 1870, lors du siège de Paris qu'un gendarme solognot Charles Depezay, remarqua la similitude ses sols sablonneux d'Argenteuil et de la Sologne. Il décida de rapporter quelques griffes au pays le résultat fut probant. 

Non loin de Tigy, dans une courbe du fleuve voici l’île de Bou-Sandillon. Un arrêté préfectoral dit « biotope » en a fait un site protégé, l’accès de l’île est interdit : aux pêcheurs, chasseurs, et autres activités nautiques. Tout cela pour favoriser la nidification des sternes de Loire.

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Toujours sur la même levée on peut observer en face, le petit bourg de Chécy, qui a toujours vécu avec la Loire. Il possède comme particularité, d’avoir été pendant très longtemps un lieu de passage, un gué permettait de franchir le fleuve en ce lieu. Par ailleurs, la léproserie de Chécy, fut gérée par les Chartreux depuis 1624 jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle se devait d’accueillir les malades contagieux dont les lépreux. La lèpre était combattue par l’obligation pour les malades reconnus de demander leur admission dans une léproserie. Pour se nourrir, le lépreux qui n’en possédait pas les moyens, faisait la quête dans les villages alentour. Une crécelle avertissait les habitants qu’un panier était déposé à l’écart, au lieu habituel, et les invitait a déposer quelque nourriture. Les malades des environs d’Orléans furent admis ici. 

LA VILLE D ORLÉANS

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        St-Hilaire-St-Mesmin est un petit village calme, mais il ne le fut pas toujours. Le duc de Guise y fut assassiné, bien sûr tout de suite on pense au château de Blois, mais non, il s’agit de François 1er de Lorraine, le père de Henri 1er mort à Blois.

Les « mémoires journaux » de pierre de l’Estoile, dans l’édition de la librairie des bibliophiles chez Taillandier en 1982 , nous trouvons le texte suivant : «  François de Lorraine, duc de guise, qui s’était battu au siège de Boulogne contre les Anglais, au siège de Metz contre l’empereur Charles V, qui avait été nommé grand chambellan et grand Maistre de France puis lieutenant général du Roy en Italie, vice Roy en Sicile, celui qui avait remporté la bataille de Dreux, et qui en 1563 tenait Orléans assiégée et estant déclaré lieutenant général en l’armée du Roy, fut blessé en trahison par Jean Poltrot le 18 février, dont il mourut le 24 du dit mois de 1563 ».

L’assassinat du duc de Guise par Poltrot de Méré, gentilhomme Angoumois, converti au protestantisme, fut un événement à ce point important que la régente, Catherine de Médicis, proposa immédiatement de signer la paix, et fit dresser un pavillon dans l’île aux bœufs sur le Loiret. L’attentat se produisit dans un chemin creux, sur la rive gauche du Loiret à quelques centaines de mètres du pont, la nuit était sur le point de tomber non loin du moulin Saint-Sanson dont les murailles se dressent toujours au bord du Loiret. Le duc était à cheval  avec deux hommes, un coup d’arquebuse partit de derrière, le duc tomba de sa monture, tandis qu’au loin un homme s’enfuyait à cheval il ne fut arrêté que plus tard. Sur un panneau, actuellement on peut lire : Près de cette pierre, François de Lorraine, duc de Guise, fut assassiné par Poltrot de Méré, le 18 février 1563.

Le Duc avant de mourir quelques jours plus tard demanda à voir son meurtrier, et lui pardonna. Poltrot fut écartelé à Paris, et les protestants furent défaits. 

                                      

A quelques Centaines de mètres en aval, la pointe de Courpain est un site protégé, au confluent du Loiret et de la Loire.

Une île au milieu du fleuve, réserve naturelle et centre d’observation ornithologique, car les oiseaux nichent par milliers. On peut y voir des hérons, des canards sauvages, des cormorans, des sternes.

Cette île abîmée par la construction d’un pont autoroutier, a une superficie variable selon le niveau du fleuve. Elle est formée d’alluvions quaternaires déposées par la Loire sur un substratum calcaire fissuré. Un grand nombre de résurgences sont visibles sur son pourtour. (provenances calcaires de Beauce, et pertes de la Loire entre Sully et Chateauneuf).

Parmi les espèces nicheuses, on remarque : la Rousserolle effarvatte, la Tourterelle des bois, le Bruant des roseaux, le Pouillot véloce.

La Sarcelle d’hiver fait partie des espèces hivernantes avec le canard Colvert. Parmi les espèces migratrices, qui font l’intérêt de l’île de St Pryvé il y a : quelques milliers d’Hirondelles de cheminée, le Chevalier Guignette en période de basses eaux, des Bergeronnettes, Fauvettes, Mésanges etc., le baguage permet d’observer les migrations régulières.

 Le castor de Loire y est aussi présent, il habite un terrier hutte, souvent recouvert de branches et pénètre à l’intérieur par un tunnel. Une famille de castors comprend de 3 à 8 individus, l’animal  passe son temps à ronger les arbres pour les abattre. Les saules, peupliers, frênes, jeunes de préférence y sont rongés en biseau, ou bien se voient défaits de leur écorce sur une hauteur de 20 centimètres. Le castor ne s’éloigne jamais de la rive, il semble bien s’acclimater.

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En bord le Loire, aux environs dans les roselières, il est possible de rencontrer encore bien d’autres oiseaux migrateurs ou non : le moineau friquet, le vanneau huppé, le bouvreuil qui mange les bourgeons au printemps, le verdier, le martin pêcheur, le martinet. L’Hirondelle Albinos, dite « de rivage », creuse son nid dans le sable directement sur le bord du fleuve. En région Centre selon Mr Larigauderie, un accord a été conclu entre les carriers et les naturalistes, afin que des falaises de sable restent non exploitées pour permettre l’accueil des hirondelles.

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Le château de Meung-sur-loire fut jusqu’au XVIIIe siècle, la résidence des évêques d’Orléans. Jehan de Meung naquit ici vers 1240, il ajouta quelque 18 000 vers au « Roman de la Rose » que Guillaume de Lorris avait laissé inachevé. François Villon fut le plus grand poète à avoir séjourné ici. En 1461 il fut enfermé dans le château en attendant son exécution. Le poète criminel avait tué un prêtre au cour d’une rixe et fut gracié par Louis XI dans un geste de clémence, uniquement parce que le hasard voulut qu’il résidât au château à ce moment là.

Treize kilomètres en aval d’Orléans sur la rive gauche, il est un petit bourg tranquille, qui avec ses habitants a reconstitué son passé grâce à un spectacle son et lumière il s’agit de Cléry-st-André.

En 1280, des paysans découvrent dans un buisson une vierge en chêne, un sanctuaire est élevé pour abriter la statue et rapidement cela devient un lieu de pèlerinage. Mais la renommée de Cléry vient surtout du fait que Louis XI, encore dauphin au siège de Dieppe a fait un vœu. « Si je suis victorieux à cette bataille, j’offrirai à Notre Dame de Cléry mon pesant d’argent ». Il remporta la victoire et tint ses engagements devenu roi il se voue à la vierge, son attachement pour Cléry va grandissant il y effectue de nombreux séjours, et s’y fera enterrer. La basilique par elle même est un peu austère, elle abrite encore une réplique de la statue de bois primitive. De la première chapelle détruite par les Anglais ne reste que la tour carrée au Nord. Le Cénotaphe de Louis XI, est orné d’une statue du roi en prières, il s’agit d’une œuvre en marbre de l’Orléanais Michel Bourdin. La précédente statue en bronze doré, fut fondue par les huguenots. Tout près de là, dans une vitrine se trouvent exposés les crânes de Louis XI et de sa femme, un caveau contient également leurs ossements supposés.  

Mais voilà quand l'an 2002, deux experts russes exhument les ossements en vue d'une reconstitution faciale. Là, surprise ce ne serait pas le crâne de Charlotte de Savoie décédée à 38 ans, mais celui d'une personne âgée d'une soixantaine d'années environ. En ce qui concerne Louis XI les experts estiment que seule une partie du crâne lui appartient bien.

Si mystification il y a, quand à t'elle eu lieu??? l'abbé Saget ancien prêtre de Cléry en serait-il l'auteur??? affaire à suivre......  

A quelques kilomètres de là, une petite cité calme, comme la plupart des petites villes du bord de Loire c’est Beaugency. Dans la vieille ville les rues étroites regroupent les maisons autour du château de Dunois aujourd’hui presque en ruine. C’est ici, que le 21 mars 1152 dans le donjon se tint un concile qui annula le mariage de Louis VII et de sa cousine Aliénor d’Aquitaine pour consanguinité. La raison réelle dit-on était la petite constitution de Louis VII alors que sa femme avait hérité le sang chaud de son père.

Le roi perdit non seulement sa femme mais aussi la moitié de son royaume, car Aliénor remit son énorme héritage à son nouveau mari, Henri Plantagenêt duc de Normandie, futur roi d’Angleterre ; ce qui fut l’une des causes indirectes de la guerre de Cent Ans. (Les Plantagenêts sont ainsi nommés depuis Geoffroi le Bel, comte d’Anjou, qui portait un brin de genêt à sa toque).

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La Loire clapote et tourbillonne autour des piles du pont de Beaugency, il s’agit de l’un des plus anciens. D’une architecture complexe cet ouvrage médiéval enjambe le fleuve, ses vingt arches relayant la Beauce à la Sologne.

                              

Rive gauche, une nouvelle barre de béton s’avance dans le fleuve, c’est la prise d’eau de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-Des-Eaux. Les tours fumantes sont ici visibles de très loin elle font désormais partie à part entière du paysage de la Loire.

 Sur la même rive, quelques kilomètres en aval, est niché Saint Dyé-Sur-Loire qui possède un petit port empierré. C’est d’ici que sont parties les charrettes chargées de matériaux en tous genres pour le château de Chambord lors de sa construction : pierres d’Apremont, ou tuffeaux blancs de Touraine, ardoises de Trélazé près d’Angers, etc.

Rive droite de la Loire, un peu à l’écart sur le plateau Beauceron, on peut découvrir par la route des lavoirs, le château de Talcy édifié en 1516. C’est ici, que Pierre de Ronsard courtisa Cassandre Salviati, jeune fille d’à peine treize ans, pour de célèbres et éphémères amours qui lui inspirèrent le poème « Mignonne allons voir si la rose … ». Sur la même rive, quelques lieues en aval, le château de Ménars qui fut un temps, résidence de la Marquise de Pompadour, mire sa façade blanche d’une architecture classique dans les eaux du fleuve. De nombreux gués ont existé sur le fleuve, un document datant du XVIII siècle qui émane du curé de Villerbon précise que la Loire était encore guéable entre Ménars et Chanteloup face au château. Il précise également que trois jours avant la grande crue de 1707, on pouvait encore traverser celle-ci à pieds.

 La Loire coule sous le pont Jacques-Gabriel à Blois, un pont très ancien mais solide, les convois routiers exceptionnels dont le poids est important font le détour pour passer de la rive droite à la rive gauche, peu d’ouvrages récents sont aussi résistants. Depuis des siècles il résiste également aux caprices du fleuve.  

                                  

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La Loire s’étale grassement dans un écrin de verdure, Toutefois, elle ne peut quitter Blois sans se souvenir de François 1er et de son emblème la salamandre visible en maints endroits au château notamment sur les très belles cheminées.

Au sud de Blois, voici Beauregard. Demeure raffinée, elle fut inaugurée en 1550 par Jean du Thier pour le repos et le plaisir des sens. Remaniée par Paul Ardier au début du XVIIe siècle, celui-ci qui était contrôleur général des guerres de Louis XIII modifia l’aspect de la bâtisse en lui donnant une aile en équerre.

Tout proche, Cheverny se situe dans la vallée du Beuvron, il est réputé depuis toujours pour ses chasses à courre. C’est l’un des rares château (dit de la Loire) à ne pas avoir changé de propriétaire, puisqu’il appartient toujours à la famille Hurault de Vibraye originaire de Blois, depuis sa construction en 1634. L’un des ancêtres fut secrétaire d’état du roi Louis XII et fit construire un  premier manoir en 1510 dans les forêts de Cheverny.

 La Loire progresse vers l’ouest vers le château de Chaumont situé à flanc de coteau sur la rive gauche du fleuve. Parmi les fleurs, et les arbres exotiques il faut pourtant imaginer, Catherine de Médicis s’adonnant à la sorcellerie avec un nommé Ruggieri. Aujourd’hui une partie du parc est consacrée au Festival international des jardins. Le fleuve reçoit un nouvel affluent la Cisse, petite rivière discrète qui prend sa source quelque part en terre de Beauce.

François 1er fut également le protecteur des Arts, des Lettres, et des Sciences. C’est grâce à lui que la Loire a vu s’installer non loin de ses rives, à proximité d’Amboise au château du Cloux,   (aujourd’hui le Clos Lucé) Léonard de Vinci

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Le Clos Lucé est tout proche du château d’Amboise, là aussi l’histoire de France nous rattrape. Du haut de la tour face au fleuve royal il n’est que de fermer les yeux pour imaginer un nouveau massacre.

Le château d’Amboise

En laissant monter sur le trône François II, resté à quinze ans un enfant attardé, la mort accidentelle d’Henri II, ouvre la porte à la lutte sans merci entre catholiques et réformés, représentés par les deux plus grandes familles de l’aristocratie : les Guises et les Bourbons.

François de Guise, le vainqueur de Calais (père de Henri assassiné au château de Blois, et qui sera lui même assassiné par Poltro de Méré), et son frère Charles, cardinal de Lorraine, sont les oncles de Marie Stuart, à la fois reine d’Ecosse et reine de France. Ils comptent bien exercer une tutelle sur le jeune roi, leur neveu par alliance, en soutenant fermement le parti catholique. Mais pour l’instant ils ont peur. Ils ont eu connaissance d’un complot visant à supprimer les Guise. Du 6 au 17 mars 1560 tous les hommes en état de combattre sont sur les remparts du château.

Chez les Bourbons devenus calvinistes, le plus entreprenant est le cadet, Louis Ier prince de Condé. Pour soustraire le jeune roi à l’influence de la famille ennemie, ce dernier charge un obscur gentilhomme, La Renaudie, d’organiser un complot visant à enlever le roi : C’est la « conjuration d’Amboise ». Trahis par un conjuré, les comploteurs sont pris, pendus aux ferrures du château, noyés ou décapités, dans une répression atroce. La Renaudie (le capitaine muet) est tué à la tête d’une bande de gentilshommes du coté de Château Renaud par une balle de pistolet. Le prince de Condé s’en tire faute de preuves, pour vivre il est obligé de tremper publiquement son épée dans le sang de ses frères. Pour l’heure les Guise sont sains et saufs. La Loire coule indifférente, l’eau à t’elle une mémoire ?

Du haut des fortifications le regard se porte naturellement vers la forêt d’Amboise, au sortir de laquelle sur la départementale 31 en direction de Bléré, l’on peut visiter la pagode chinoise de Chanteloup. Etienne François de Choiseul, (1719-1785) la fit construire lorsqu’il fut disgracié par Louis XV. Il est possible de monter tout en haut, vous êtes alors à 44 mètres au dessus du sol, le regard se porte alors naturellement vers la  vallée de la Loire

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