LA LOIRE OCÉANIQUE                    

La Loire poursuit sa course, le paysage se transforme encore, rochers imposants, pentes ardues couvertes de vignes, plaines alluviales et maraîchères, sont ici le décor.

            

            La Loire majestueuse, coté gauche en Loire Atlantique on se veut Breton.

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Un pont, celui d’Oudon. Du fleuve, l’œil est attiré par la tour octogonale du donjon (XIVe) haute de 40 mètres vestige d’une forteresse édifiée par Alain de Malestroit.  

Lien historique et culturel, entre Oudon et Champtoceaux la Loire est aujourd’hui un trait d’union entre deux départements autrefois ennemis. Rive droite, on a eu l’idée de regarder sur l’autre rive coté Maine et Loire, c’est ainsi qu’est né le projet Loire en Scène. Expositions, films racontent le passé ; tandis que le bateau promenade la Luce permet une traversée du fleuve, au grand plaisir du touriste qui éprouve là, de vraies sensations.

Autre curiosité locale, perchée rive droite sur la petite commune du Cellier à une distance de vingt-cinq kilomètres en amont de la ville de Nantes. Elle s’étend sur presque deux hectares et offre aux visiteurs le plus insolite et inattendu des jardins suspendus.

A partir de Saint-Méen village le plus proche, deux chemins de terre conduisent aux « Folies Siffait ».

La Loire approche désormais de Nantes, elle coule au milieu des carottes, des salades, du poireau et de la mâche. Quatre-vingt-cinq p. 100 de la production Française de muguet provient de la région Nantaise. En achetant un petit brin porte bonheur on ne pense pas que dès l’antiquité, au printemps on célébrait déjà la fête de la fécondité et que l’on déposait en mai une branche d’églantier devant la maison de l’élue de son cœur. Plus tard, lors de la Commune de Paris, les « Communards » choisirent également ce buisson pour symboliser leur révolte. Une fois cette rébellion écrasée, Monsieur Thiers interdit purement et simplement la célébration de cette fleur. Aujourd’hui, le muguet aux clochettes délicates et parfumées, est adopté comme le symbole de la vie renaissante et de l’amour.

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Le dernier grand val St-Julien-de-Concelles, Basse-Goulaine est protégé par sa levée, le sable de Loire convient tout à fait pour le maraîchage. En aval, les maraîchers Nantais essaient d’optimiser les rendements, tout en profitant d’une douceur exceptionnelle du climat, des engrais, mais aussi de l’eau. Pour les arrosages indispensables, des stations de pompage sont visibles sur les bords de Loire. Pour la protection de cette plaine alluviale de 2708 hectares, était construite il y a un peu plus de 150 ans, une levée rive gauche qui s’étend sur 15,8 kilomètres de la rivière Divatte aux coteaux de Saint-Sébastien-sur-Loire. 

 De petits villages se sont maintenus sur cette digue, tel le Port, la Chébuette, la Pierre Percée. Les restaurants locaux qui y sont implantés ont su tirer parti des vignes de muscadet toutes proches, du poisson de Loire à leur pied, tout en mijotant une petite sauce au beurre blanc. Car c’est dans le restaurant de la mère Clémence de son nom Clémence Lefeuvre née Praud qu’est née la fameuse sauce. Elle affina pour sa clientèle de touristes et de pêcheurs locaux une mixture à base de beurre fondu et de vinaigre en y ajoutant des échalotes et du poivre blanc.  

La rivière Divatte prend sa source au Puiset-doré. Sur son cours, à Barbechat un sentier pédestre permet de longer son cours. Dans la coulée, le pont Thurinet qui date du XIII ème  siècle mérité quelques efforts pour être vu.

A l’approche de Nantes, quelques ponts se jettent au dessus du fleuve tels, celui de Mauves, ou de Thouaré-sur-Loire. Les paysages des Mauves ont attiré l’œil de William Turner, le grand peintre Anglais au cours de sa descente de Loire. Voici, l’île de la Chênaie suivie de l’île Clémentine, un peu plus en aval rive droite Sainte-Luce-sur-Loire. Au loin on peut apercevoir le pont de Bellevue.

L’influence des marées se ressent fortement et impose a la Loire un régime différent de ce qu’elle a connu jusqu’ici. Aujourd’hui les pêcheurs sont très attentifs à ces flux, jadis les mariniers l’étaient également.

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En pays Nantais, la Loire reçoit encore quelques rivières, dont, au sud la Sèvre-Nantaise.

Plus à l’ouest c’est la Boulogne qui offre ses eaux au lac de Grand-Lieu avant qu’elles ne ressortent sous le nom d’Acheneau (qui est la suite de la rivière Tenu), rivière soumise aux marées et qui coule dans un sens ou dans l’autre suivant leurs caprices. Le lac de Grand-Lieu se situe en pays de Retz, terres gagnées sur la mer. De 4 000 ha en été il passe à 6 300 ha en hiver et devient pour quelques mois le plus grand lac de France. Peu profond, 3 mètres maximum, il abrite une flore et une faune variée protégée par les « levis », sorte de forêt flottante qui oscille suivant la hauteur de l’eau.

C’est aussi le pays des Rais ou Retz. Le plus connu d’entre eux est Gilles de Rais, né en Anjou en 1404, arrière petit neveu de Du-Guesclin il combat aux côtés de Jeanne d’Arc. Après cette campagne, riche et célèbre, il donne en ses châteaux de Tiffauges et de Machecoul des fêtes plus belles les unes que les autres. Il se lance dans l’alchimie et la sorcellerie. Catholique, il commet des actes innommables. Lors de son procès en 1440, il avoue plus de cent quatre vingt meurtres d’enfants, accompagnés de pratiques qui inspirent Charles Perrault qui l’immortalise en ogre dans son ouvrage Barbe-Bleue. Il est pendu, et son corps brûlé à Nantes devant le château ducal.