LA FORÊT D ORLÉANS

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La forêt domaniale d’Orléans, s’étend suivant un arc de cercle de 60 kilomètres de longueur et de 5 à 20 kilomètres de profondeur. C’est la plus grande de France. Le climat y est de type ligérien il est soumis au influences océaniques et continentales, la pluviosité annuelle est de 700 millimètres d’eau en moyenne. Appelée Leudica jusqu’au moyen âge, puis forêt des Loges, devenue propriété royale avec l’avènement d’Hugues Capet en 987, elle est progressivement morcelée suite à des dons faits à différentes communautés religieuses. Néanmoins, la famille royale conserve certains privilèges, le duc d’Orléans sera le dernier à en  posséder la jouissance en 1732.

A la révolution, les institutions religieuses se voient confisquer leurs biens et l’ancien domaine royal se réduit à 28000 hectares. A  partir de 1848, la forêt d’Orléans devient forêt domaniale et depuis 1966 elle est gérée par l’office national des forêts. 

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Elle est composée de trois massifs : le massif de Lorris à l’est, le massif d’Ingrannes au centre, le massif d’Orléans à l’ouest. De nombreuses promenades sont possibles sur les divers sentiers de randonnées balisés. Vous pourrez y observer avec de la chance quelques espèces de rapaces très rares : le balbuzard pêcheur, le circaète jean-le-blanc, l’aigle botté.  

Le balbuzard pêcheur a choisir de revenir nidifier en forêt d’Orléans depuis 1984 environ. Rolf Wahl, ornithologue à repéré par une belle matinée de juillet deux balbuzards dans le ciel bleu azur et, c’est seulement le lendemain qu’il a découvert le nid. Généralement celui-ci se situe en haut d’un grand pin isolé, il peut peser jusqu'à 200 kilos, mesurer 70 centimètres de haut pour un diamètre de près de 2 m. Actuellement, c’est une douzaine de couples qui reviennent chaque année d’Afrique équatoriale et tropicale. Le mâle, revient le premier vers la mi-mars la femelle moins rapide une semaine plus tard. Dès lors, ils entreprennent de reconstruire le nid laissé à l’abandon pendant de longs mois. Peu après l’accouplement, la femelle ne quitte presque plus le sommet où elle a élu résidence. C’est le mâle qui la nourrit avec des poissons frais qu’il pêche en Loire distante de seulement quelques kilomètres. Pour lui ce n’est pas une difficulté de faire plusieurs aller-retour, d’une envergure de 1,40 à 1,70 m, il pèse seulement un peu plus de 1,2 kilos. Après la ponte, la femelle couve ses œufs, (quatre) pendant quarante jours. Ainsi se reproduit le cycle de la vie, bien peu nombreux les survivants pour perpétuer l’espèce face aux multiples dangers qu’ils devront surmonter. 

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  La forêt est une véritable mosaïque de variétés, un mélange d’essences diverses et d’âges différents. Ce sont les futaies de résineux qui dominent (le pin) 15700 hectares. Les futaies feuillues de chênes couvrent approximativement 4200 hectares. Les peuplements divers représentent 5500 hectares, et le reste taillis sous futaie de chênes ou de charmes, environ 9500 hectares. Hélas, la tempête exceptionnelle du dimanche 26 décembre 1999 avec des vents à 154 km/h, a selon l’O.N.F. abattu plus de 100 000 arbres, des années seront nécessaires pour la reconstituer. La flore de la forêt correspond tout à fait aux sols acides du centre de la France. Les végétaux les plus souvent rencontrés sont : la fougère aigle, qui aime les sols sableux et profonds bien alimentés en eau, la bruyère cendrée, la callune, bruyère violette fleurissant l’été, la bruyère quaternée aux belles clochettes d’un rose délicat. Citons encore le muguet, la jacinthe des bois, la myrtille, la  gentiane, et la bruyère à balai (la brémaille pour les Solognots). En forêt on trouve aussi des champignons, les mycologues, et les gourmets ne devront pas confondre l’amanite rougissante en juin sous les conifères, avec sa sœur, l’amanite panthère vénéneuse. D’autres variétés croissent également, la lépiote ou coulemelle qui pousse en terrain sableux, la girolle ou chanterelle, le cèpe, etc.                       

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