LA CULTURE DU CHANVRE 

La culture du chanvre était largement répandue dans le département du Maine et Loire jusqu’au milieu du XIXe siècle. En bordure du fleuve, de nombreuses chènevières existaient.

                      

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Cette culture très ancienne qui remonte à plus de 6000 ans, revient à la mode aujourd’hui. C’est ainsi que pour faire revivre le passé, des passionnés sèment en mai le chènevis (graine de chanvre) à la volée pour le plaisir. A la saison chaude, juillet et août, les plantes mâles sont d’abord récoltées, puis quelques semaines plus tard c’est au tour des plantes femelles. Les tiges grenues sont alors amassées en tas et laissées une quinzaine de jours pour que les graines arrivent à la plénitude avant d’être battues pour récupérer le chènevis. Par la suite s’effectue le rouissage. Ces inconditionnels réunissent les tiges et les trempent dans l’eau en bordure de Loire, parfois ensemencées de bactéries. Rouir, à pour but de séparer les fibres textiles en ôtant la matière gommeuse qui les réunit. Une fois retirées de l’eau, les tiges sont séchées au four et teillées (teiller, consiste à enlever l’écorce de la tige de chanvre). La filasse récoltée est dégrossie à l’aide d’un peigne, la matière textile ainsi obtenue est filée soit : au rouet ou au fuseau. Ensuite, elle est mise en écheveau au moyen d’un dévidoir lors de la fête du chanvre pour le plus grand bonheur de tous.

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