LA FAÏENCERIE DE GIEN

                                                                               

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A l’ouest de la ville sur 6 hectares se sont installées sur les terrains de l’ancien couvent des minimes, « les faïenceries ». 

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Le « Gien » est le terme couramment utilisé pour désigner cette belle faïence créée en France au début du XIXe siècle. L’histoire est la suivante : Un habitant de cette ville Guyon, s’associe en 1821 avec un Anglais nommé Thomas Hulm dit Hall, professionnel de la céramique. La manufacture devient vite prospère, leurs premières productions furent réalisées en faïences calcaires dites : « terres de pipes ». Malheureusement peu de temps après sa fondation en 1826, Hall le « précurseur », confronté à de graves difficultés personnelles est contraint de dissoudre la société. A partir de cette date, cinq « repreneurs » vont se succéder avant de transformer l’entreprise en société anonyme en 1875. Déjà en 1867 elle possède plus de six fours, elle se modernise au fur et à mesure que les commandes de l’Europe entière affluent. Pour ne citer qu’un exemple célèbre, les carreaux pour le revêtement mural des couloirs et stations du métropolitain de Paris, viennent de Gien.

Le procédé de fabrication est complexe, les matières premières,  silices, sables ou kaolins, subissent une première cuisson de soixante dix heures à 1240° C cela produit le « biscuit » pour la décoration. Une fois ornée de son motif la pièce est émaillée, puis placée dans le four suivant chauffé à 1150°. La faïence peut être décorée en atelier, avant de subir sa dernière cuisson dans un four tunnel à 780°C. La fabrique, comme on se plaisait à dire au pays, se tourne désormais vers l’exportation, et fait appel pour la création de ses motifs à des personnalités contemporaines des arts décoratifs tels Paco Rabanne, Jean Michel Wilemotte, ou Andrée Putman.

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