CLOCHERS PEIGNES ET TOURBIÈRES

                                                                                      

l'Église d'Arlempdes avec son clocher peigne à droite, une des plus belles croix en pierre de la haute vallée de la Loire.

 Dans la contrée on remarque les clochers des églises « en peigne » celui de Landos date du XIIe siècle, il est tout à fait caractéristique. Un seul mur, percé de quatre ouïes, dans lesquelles s’insèrent les cloches.  Le matériau de construction est rustique, de la pierre de volcan à reflet gris et rose.  

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On peut noter également, à flanc de coteau, ou sur les « clapas » tas de pierres amassés depuis des siècles, la présence de framboisiers sauvages. Ils sont de toute petite taille, leurs  fruits sont délicieux et parfumés, ils servent à la fabrication de gelées ou de confitures artisanales et familiales. En outre, ils possèdent des propriétés médicinales intéressantes : ils sont diurétiques, dépuratifs, toniques, antiscorbutiques, et sudorifiques. Sur les sommets alentour « les gardes » au dessus des cultures, le pin sylvestre domine, avec le sapin « Douglas ». Cet arbre nous vient d’Amérique du Nord, c’est un botaniste Anglais David Douglas qui l’importa dans son pays avant qu’il n’arrive en France vers 1827. Ses aiguilles sont molles, et son écorce, lisse au départ se crevasse dans le sens de la hauteur avec l’âge. Sa croissance rapide, le fait souvent choisir pour le reboisement. 

                                                   

                                            Crapaud sonneur à ventre jaune.

Au cœur du plateau, entre Allier et Loire existent de nombreuses zones humides d’altitude ou TOURBIERES. Ces marécages sont constitués de mousses, appelées sphaignes qui peuvent retenir jusqu'à plus de trente fois leur poids en eau, elles jouent un rôle de régulation. Et, du fait que le sol de la tourbière est pauvre en azote, certaines plantes carnivores telle la droséra y a élu domicile, et capture dans ses poils et dans ses feuilles les insectes nécessaires à son alimentation.   

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Ces zones humides, sont de véritables pépinières pour les insectes, les larves se développent dans l’eau avant de s’envoler à l’âge adulte pour se reproduire. On y rencontre le moustique (c’est la femelle qui pique car elle a besoin de sang frais pour produire ses œufs), la tipule (cousin du moustique mais qui ne pique pas), différentes sortes de libellules, le gerris lacustre, appelé aussi araignée d’eau, le dytique coléoptère noir qui s’attaque aux petits poisons et même aux têtards, le calopteryx nommé également demoiselle qui avant de voler, vit dans l’eau à l’état de larve et avale tout ce qui passe à sa portée. On y trouve également, une petite fleur blanche la linaigrette, ainsi qu’une roche particulière la diatomite, sans oublier le crapaud « sonneur à ventre jaune ». La salamandre présente de splendides couleurs noires et jaunes, la « souffle » (appellation locale) est crainte ici, ses couleurs seraient à l’origine de la légende selon laquelle elle viendrait des enfers, d’où elle aurait rapporté les ténèbres et le feu.           

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 A Landos, le marais (ou narse) se situe à l’emplacement d’un « Maar ». Il correspond au cratère d’un ancien volcan qui a explosé lors de la rencontre d’une nappe phréatique avec le magma en fusion. La source de la nappe est toujours présente, on la nomme « gour de la maïre » elle alimente le ruisseau des empèzes et plusieurs villages en eau potable grâce à une station de pompage et un réservoir.