CATHÉDRALE DU PUY EN VELAY

Les vieilles
chroniques vellaves racontent que dès la fin du 3e siècle la vierge
apparut à une veuve atteinte de forte fièvre, et lui dit d’aller sur le mont
Anis, puis de se coucher sur une dalle mégalithique. La femme obéit, et se
releva guérie. Deux siècles plus tard, une paralytique du village de Ceyssac
fut également guérie après s’être étendue sur la pierre. Lors d’une
nouvelle apparition la vierge aurait demandé qu’une chapelle soit bâtie sur
ce lieu. L’évêque du Velay St Vosy, dont le siège était alors à St
Paulien « Ruessium » capitale du pays Vellave s’en fut à
Rome demander que son siège soit ramené sur le mont Anis. Un certain Scutaire
dont le nom est gravé à l’intérieur du porche du For, sur une des faces de
la cathédrale actuelle fut au Ve siècle le bâtisseur de l’édifice
primitif.
La ville du Puy devint ville Sainte. Au XIe siècle, pour faire face au nombre croissant de pèlerins un nouvel édifice fut construit. Au XIIe siècle un inconnu de retour des croisades en terre sainte, laissa dans le sanctuaire de la ville une vierge en bois de cèdre plus connue sous le nom de « vierge noire ». Au cours des siècles qui suivirent on agrandit toujours la cathédrale, la réputation de la ville Sainte s’accroît les chrétiens affluent de tout le royaume de France. Cette statue sera brûlée par les révolutionnaires sur la place du Martouret le jour de la Pentecôte 1794. Reproduite à l’identique par Philippe Kaeppelin à partir de documents du XIIIe siècle la vierge noire est toujours vénérée au Puy. Elle a reçu parmi des millions de pèlerins, l’hommage de cinq papes et de quinze rois de France.
Du fait de
la pente de la colline, les travées occidentales de la
nef ont été lancées dans
le vide supportées par des piliers, on peut encore voir de nos jours, un
magnifique escalier et accéder par un trajet sous la cathédrale à la porte
dorée et aux portes latérales. Malgré les modifications et les restaurations
successives le monument reste assez fidèle à ce qu’il était avant la révolution.
On à l’habitude de dire : « à la cathédrale du Puy on entre par
le nombril et on en sort par les deux oreilles ».
Face à
l’autel et à la vierge noire, adossé à la façade, le grand orgue est
superbe avec ses boiseries. Il fut réalisé à partir de 1691, en effet, sous
l’épiscopat d’Armand de Béthune (1665-1703) d’important travaux furent
conduits. Il fait réaliser par son sculpteur Pierre Vaneau,
un buffet d’orgues à deux faces. Cette œuvre est pour l’essentiel le
buffet d’orgue actuel rénové. Déplacé
en maintes occasions, le nouvel emplacement de l’instrument a été choisi
pour favoriser l’acoustique.
La pierre dite « des fièvres » est toujours présente au cœur du sanctuaire marial, le pèlerin avant le départ pour
St
Jacques de Compostelle, seul ou en compagnie, jette un coup d’œil
furtif prêt pour affronter, vivant d’humilité et de charité, les 1600 kilomètres
pour se rendre au delà des Pyrénées.