ANCENIS DÉBUT DE LA LOIRE OCÉANIQUE                     

                                          

                                           Le pont actuel date de 1953. Il vient d être remis à neuf par l entreprise Beaudin Châteauneuf en 2015.

Quelques kilomètres en aval, nous voici à Ancenis petite ville calme située en Loire Atlantique sur la rive droite de la Loire. 

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Ici un pont suspendu fait la liaison entre la Bretagne et les Mauges, ce pont marque la limite de l’influence des marées océaniques, bien que les plus fortes se fassent ressentir jusqu'à Montjean. Inauguré le 18 janvier 1953, cet ouvrage magnifique de type Arnodin, (câbles à torsions alternatives) absorbe de nos jours un trafic routier considérable. Un second pont est à l’étude pour absorber le trafic de la métropole Nantaise et du grand Ouest en pleine extension. L’ancien pont fut détruit en 1940, reconstruit provisoirement en bois, il fut à nouveau bombardé et défait en 1944). Un peu en aval voici l’île Coton, suivie des îles Macrière et Neuve.

Ici, l’Agriculture fait partie de l’économie locale, et avec elle la C.A.N.A (coopérative agricole) créée en 1932 par neuf agriculteurs du canton de Saint-Mars-la-Jaille qui refusèrent de vendre leur blé tant le marché avait baissé. Un jeune ingénieur agronome, Yves le Gouais les persuada de stoker leur récolte pour la vendre au moment le plus avantageux. La coopérative s’installa à Ancenis en 1952, son essor fût très rapide. C’est aujourd’hui le second groupe coopératif en France avec plus de 2500 salarié, et vingt mille sociétaires.

Ancenis, cherche également à améliorer la qualité de l’eau de Loire que son syndicat intercommunal (S.I.A.E.P) distribue à ses usagers. La filière de traitement de l’eau potable qui existait jusqu'à ce jour est classique, l’eau pompée dans la Loire subit : une décantation, une filtration sur sable, une oxydation à l’ozone, et une désinfection finale. Les usagers peuvent constater des goûts et des odeurs pas toujours agréables du fait de la présence de plus en plus importante de matières organiques dans le fleuve, mais également du fait d’un fort taux de chlore, sans oublier la présence de pesticides. Désormais, avec la construction d’hydropole à partir de l’année 2001, l’eau de Loire sera de bien meilleure qualité : une pré ozonation remplacera l’adjonction de chlore, et une injection de charbon actif filtrera les pesticides. Une réserve sera également créée en cas de pollution temporaire grave du fleuve, il s’agirait d’un plan d’eau de cinquante mille m3 qui permettrait une alimentation normale de la ville en attendant que le risque soit passé.

L’eau a toujours eu une place prépondérante en Occident. Dès la naissance le chrétien est baptisé à l’eau bénite symbole de pureté, de même notre éducation ne nous permet pas de refuser un verre d’eau à l’assoiffé qui en ferait la demande. Ainsi peu à peu ce liquide de vie acquiert un statut magique, il n’est qu’à voir le nombre de bouteilles d’eau de source vendue dans les supermarchés. Les Français en consomment cent vingt-quatre litres par personne et par an, loin devant les Américains du Nord avec seulement trente-cinq litres.

Pourtant la consommation moyenne d’eau « du robinet » en France n’est pas en reste, elle se situe à deux cent litres par an et par personne (lave linge soixante-dix litres, un bain soixante-cinq litres, une chasse d’eau douze litres) nous avons du mal à imaginer que même dans les villes de bord de Loire l’eau courante à tous les étages est relativement récente. Dès 1806 à Nantes, un peu plus tard à Tours, Angers ou Orléans, les premiers captages dans le fleuve ouvrent la voie aux réseaux d’alimentation en eau potable. Peu à peu les services municipaux de l’eau jouent un rôle capital dans la distribution de ce précieux liquide. En attendant l’extension des travaux, on procède à la construction de fontaines publiques, dont certaines sont de véritables chef d’œuvres, l’eau de Loire y est gratuite. Le fontainier surveille l’ouverture des vannes et des robinets, il s’assure aussi de la propreté des bassins. A partir de la guerre de 1914, l’extension du réseau ainsi que la consommation en forte hausse, obligent les villes à confier les concessions à de grandes compagnies. En ce début de 21e siècle, on oublie bien volontiers l’époque de l’égout dans la rue, du pot de chambre mais également celui des cruches et des seaux.

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Pour oublier les mauvaises odeurs, l’homme a très tôt cherché à conserver et pérenniser des parfums de fleurs. Ainsi un liquide clair était une eau de vie. Dès le XIIe siècle avec l’apparition de procédés permettant d’élaborer de l’alcool pur, en associant des extraits de plantes, voici les premiers parfums qui apparaissent. Un colporteur Italien, Jean-Paul Feminis vers 1750 commercialisa pour la première fois son invention sous le nom « d’aqua mirabilis » eau admirable dans la ville Allemande de Cologne dont elle porte aujourd’hui le nom. L’eau rose qui tirait sa couleur et son arôme des pétales de la fleur existait bien avant. Avec la découverte des essences et des extraits alcoolisés, c’est désormais « l’eau de rose » qui évoque une ère fastueuse où se laver n’était pas la préoccupation essentielle. Il est également dommage pour ce parfum délicat, qu’il rappelle l’époque de nos grand-mères et soit tombé en désuétude peu utilisé par nos parfumeurs.